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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 16:53
   

 

Photo : Alex Leung - flickr.com/cyalex

 

Marie-Alice Medeuf-Andrieu, Secrétaire confédérale chargée de la négociation collective et chef de la délégation FO. @Clarisse Josselin / FO Hebdo

Syndicats et patronat se sont retrouvés le 30 octobre pour le deuxième round de négociation sur l’amélioration du dialogue social. Face aux propositions inadmissibles du Medef, FO a voulu axer le débat sur la représentation de tous les salariés.

Représentation : Les provocations du Medef
Le patronat veut fusionner au sein d’un « conseil d’entreprise » toutes les instances de représentation du personnel (CE, CHSCT, délégués du personnel et délégués syndicaux). Il serait mis en place uniquement dans les entreprises de plus de 50 salariés et seulement après leur accord par référendum tous les quatre ans. Les thèmes de négociation et les modalités de consultation seraient décidés par accord majoritaire. Autant de propositions non négociables selon FO.

La négociation est mal barrée, le patronat campe sur ses positions, a réagi Marie-Alice Medeuf-Andrieu, Secrétaire confédérale chargée de la négociation collective et chef de la délégation FO, à l’issue de la réunion. Il veut donner plus de latitude aux entreprises et réécrire le Code du travail. »

Alors que la question de la représentation des salariés fait l’unanimité des syndicats, le Medef la refuse dans les TPE (moins de 10 salariés) et pose même celle de l’utilité des organisations syndicales.

Seul syndicat à avoir présenté oralement ses propositions, chiffres à l’appui FO a rappelé que les salariés des entreprises sans représentants du personnel avaient des conditions d’emploi plus dégradées que les autres.

Créer des commissions paritaires

Dans un souci de justice sociale, FO veut favoriser la négociation de branche et instaurer des thèmes de négociation obligatoire propres aux salariés des TPE. Elle demande aussi la suppression des seuils pour permettre la désignation d’un délégué syndical partout, dès qu’un salarié le demande.

Pour les entreprises sans représentants de droit ou de fait, FO propose surtout la création d’un dispositif externe obligatoire : les commissions paritaires nationales et territoriales de branche. Leurs membres, désignés par les syndicats, seraient chargés d’améliorer les garanties conventionnelles, d’appliquer le droit du travail et de régler les conflits individuels. La prochaine réunion est prévue le 13 novembre, mais aucun thème de négociation n’est encore fixé.


Clarisse Josselin

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.