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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 10:48
  • pole-emploi-chomage-chomeurs-travail-crise-wauquiez-chatel-.jpgHuit embauches sur dix se font en contrats courts qui représentent désormais 9% de l'emploi salarié total.

     

    Un record. Selon les dernières statistiques du ministère de l'Emploi, la part des contrats à durée déterminée (CDD) dans les embauches avoisine désormais 80%. Soit huit recrutements sur dix qui se font en contrat précaire. Et ce, sans comptabiliser les ­embauches d'intérimaires. La progression, depuis le début de la ­crise, fait froid dans le dos: +10 points en deux ans!

    Conséquence? Le pourcentage des CDD dans l'emploi total n'a jamais été aussi élevé. Fin 2009, ces contrats concernent presque un salarié sur dix (9% exactement), soit une hausse de 3,5 points en dix ans et une augmentation de 400% en un quart de siècle. Corollaire, la part des CDI, bien qu'encore ultramajoritaire, ne cesse de diminuer. En une année, elle a reculé de 1 point pour atteindre 78%.

    Deux phénomènes, liés à la ­crise, expliquent cette montée en puissance. La crainte de l'avenir d'abord. «L'absence de visibilité dans les carnets de commande pousse les entreprises à privilégier les contrats courts», justifie Jean-Eudes du Mesnil, le secrétaire ­général de la CGPME. «Il y a une grande part d'insécurité des entreprises qui préfèrent recruter plus de salariés en CDD même s'ils sont très contraignants, abonde Laurent Berger, secrétaire national chargé de l'emploi à la CFDT. Les contrats précaires sont devenus la variable d'ajustement.»

     

    Plus de contrats aidés

     

    Problème: ces embauches ne sont pas réalisées dans la majorité des cas pour palier un surcroît d'activité ou remplacer un salarié absent, les deux seules justifications prévues par la loi pour pouvoir recourir à un CDD. «Mieux vaut une embauche en CDD que pas de recrutement du tout, rétorque Jean-Eudes du Mesnil. Et le ministère du Travail est chargé de traquer les éventuels abus.»

    La deuxième explication est plus conjoncturelle. Les recrutements en contrat aidé, tant dans les entreprises que dans le secteur non marchand, sont comptabilisés comme des embauches en CDD. Or le gouvernement a fortement usé en 2009 de ces dispositifs de «traitement social du chômage» pour limiter l'impact de la crise sur l'emploi. Pas moins de 137.000 contrats aidés supplémentaires, d'après l'Insee, ont été proposés l'année dernière aux publics éloignés du marché du travail et près d'un demi-million de ces dispositifs subventionnés par l'État ont au final été créés.

    Point positif: ce sont les jeunes qui ont bénéficié de ces contrats, via le plan d'urgence mis en œuvre par Nicolas Sarkozy à partir du mois de juin dernier. Outre l'augmentation de l'offre de contrats d'apprentissage qui leur étaient destinés, les moins de 26 ans ont également bénéficié de 84% des contrats aidés déployés dans le secteur non marchand.

    Par Marc Landré
    11/08/2010 |

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.