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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 12:24

 

figaro salairesLes rémunérations élevées sont perçues par des hommes, neuf fois sur dix.

 

On les appelle pudiquement les «très hauts salaires». Ce sont les 133 000 salariés à temps complet les mieux rémunérés du secteur privé qui ont perçu une rémunération brute moyenne de 215 600 euros en 2007. Soit trois fois plus que les «hauts salaires» et sept fois plus que l'ensemble des salariés à temps complet. L'hétérogénéité de cette catégorie est très vaste : les écarts de revenus annuels s'échelonnent de 84 500 euros à plus de 13 millions.

Cette catégorie de la population ne connaît pas la crise. «Alors qu'elles ne représentent que 1% de la population active, les personnes à très hauts revenus perçoivent 5,5% des revenus d'activité, 32% des revenus du patrimoine et 48% des revenus exceptionnels déclarés (plus-values, levées d'options)», note l'Insee dans l'édition 2010 de sa publication Les Revenus et le patrimoine des ménages.

Entre 2004 et 2007, le nombre de salariés gagnant plus de 100 000 euros par an a bondi de 28% et de ceux dépassant le demi-million d'euros… de 70% ! Depuis 2002, leurs salaires ont augmenté en moyenne de 5,8% par an en termes réels, contre une hausse de 2,3% pour l'ensemble des salariés sur la même période. Trois secteurs concentrent plus de la moitié de ces très hauts salaires : le conseil et l'assistance (secteur qui inclut «l'administration d'entreprises» avec notamment les holdings, les têtes de groupe), les activités financières et les activités de commerce de gros.

L'Ouest parisien en tête 

40% de ces très hauts salaires sont des dirigeants salariés qui gagnent en moyenne 230 000 euros par an, 15% des professionnels de la finance, type traders ou chefs d'un service financier d'une grande entreprise (290 000 euros) et, plus anecdotique, pour 0,8% d'entre eux, des sportifs de haut niveau gagnant près de 450 000 euros en moyenne par an.

Près de neuf très hauts salaires sur dix (87%) sont des hommes. «Plus on s'élève dans la hiérarchie, plus la proportion d'hommes s'accroît», note l'Insee qui estime à 6% la différence de rémunération entre les gents masculines et féminines à ce niveau de responsabilité.

Autre caractéristique, liée à l'expérience, ils sont plus âgés (49 ans en moyenne) que les hauts salaires (45 ans) et que l'ensemble des salariés (40 ans). Seuls 16% d'entre eux ont moins de 40 ans. Enfin, près d'un sur deux habite dans l'Ouest parisien, dans les trois départements (Paris, Yvelines et Hauts-de-Seine) où se trouvent les sièges sociaux des grandes entreprises.

Par Marc Landré

 

LE FIGARO 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.