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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 16:45

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Les Directeurs d’Hôtels  adressent une Lettre ouverte à Paul DUBRULE et Gérard PELISSON

La dernière assemblée générale du groupe Accor a provoqué de nombreuses réactions et articles dans la presse. Toutefois si les enjeux économiques, les « révolutions de palais », les guerres internes ont été abordés, pas l’avenir à long terme du Groupe ni les hommes.

 

Et parce qu’Accor c’est d’abord une aventure humaine qui s’est écrite dans le temps, votre intervention nous a interpellés par sa justesse et sa légitimité ; nous avons ainsi décidé de vous livrer notre sentiment sur l’évolution, que nous sommes en train de subir, du modèle économique d’Accor.

 

Depuis 10 ans, 20 ans, voire 30 ans et plus, nous avons été « votre prolongement » sur le terrain, à vos côtés, pour faire de Accor le fleuron de l’industrie Hôtelière.

 

Le Groupe a toujours eu à faire face à des changements ; ces changements nous les avons accompagnés à vos côtés, convaincus de la nécessité de passer ces caps que nous savions inscrits pour durer et qui renforceraient  le développement du Groupe. Nous avons décliné les valeurs Accor auxquelles vous tenez tant, avec beaucoup de fierté et nous vous en sommes encore reconnaissants. Tout cela avait un sens.

 

Nous comprenons aujourd’hui, la nécessaire évolution du modèle économique du groupe, et, dans la continuité de ce que nous  avons toujours vécu avec vous, nous nous préparions à  accompagner positivement ce changement.

 

Mais aujourd’hui le cœur n’y est plus, et la colère monte.

 

Au fil du temps, notre hiérarchie a organisé progressivement la dévalorisation de notre fonction de Directeur : Cadres dirigeants ? Nous ne sommes plus écoutés ni consultés ; nous ressentons une  perte de confiance à  notre égard, qui se traduit notamment par une autonomie de plus en plus limitée et contrôlée, et par un manque  de reconnaissance prononcé. La stratégie est uniquement axée sur les résultats à court terme, négligeant l’entretien de nos hôtels, nos équipes et au final nos clients.  

 

Oui, Monsieur Dubrule et Monsieur Pélisson,  nous sommes loin de votre idée du management.

 

Aussi Quelles sont les perspectives pour un Directeur d’Hôtel face à cette évolution et à une vente programmée de nos Hôtels ?

 

Les possibilités d’évolution dans le groupe sont minimes, le recrutement est devenu opaque et l’ancienneté un handicap.

 

Des exemples  concrets de passage en franchise donnent le ton : notre poste est le plus menacé, ce que réfute aujourd’hui notre hiérarchie lorsqu’elle est interrogée, préférant banaliser la situation et démontrant ainsi le désintérêt pour notre avenir.  

 

Nous ne connaissons pas les conditions de maintien dans l’emploi, des avantages acquis et de notre ancienneté dans le groupe. Mais nous sommes conscients par contre, dans un contexte difficile, de la très faible probabilité de retrouver un emploi conforme à notre expérience.

 

Pourquoi devrions-nous nous résigner à n’obtenir qu’une simple indemnité légale de licenciement, alors que dans le même temps, des Plans Sociaux aux conditions avantageuses existent pour les personnes du siège, tout comme des parachutes dorés pour nos Dirigeants.

 

Jusqu’à hier encore, Accor a su largement récompenser financièrement ses cadres lors de changement de parcours, de départs volontaires ou de retraites…anticipées.

 

Nous ne pouvons imaginer un tel scénario et nous savons, parce que nous avons reçu, toutes marques confondues, un mail, qu’un collectif de Cadres a déjà alerté Denis Hennequin fin 2012, sur cette situation.  Malheureusement,  sans aucun résultat à aujourd’hui.

 

Monsieur Dubrule, Monsieur Pélisson, nous souhaitons être « traîtés » dignement, en reconnaissant notre parcours, notre dévouement au groupe et notre avenir improbable.

 

Enfin, et vous l’avez évoqué lors de vos interviews, nous observons que la démotivation prend de l’ampleur sur le terrain. Comment comprendre que nous devons contribuer d’avantage aux résultats et à la qualité en participant à un processus dont nous sommes exclus, et tout cela au mépris de nos produits, de nos équipes et de nos valeurs ; ne vaut-il pas mieux « en garder sous la pédale » pour faire bonne figure demain devant un nouveau propriétaire ?   Ce risque existe et notre hiérarchie  n’en a pas pris conscience.

 

Fort de notre expérience et sans être passéiste, nous souhaitons continuer à écrire l’histoire de Accor.

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.