Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 14:32

MANIF DENIS GILLES"Les manifestations à répétition ne feront pas trembler le gouvernement", a estimé ce matin le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly concernant le projet de réforme des retraites. FO, qui, à titre exceptionnel, avait manifesté le 1er mai 2009 avec l'ensemble des autres syndicats, fait de nouveau cavalier seul cette année.

Interrogé par Europe 1, M. Mailly qui doit prendre la parole lors d'un meeting à 11h00 à Aix-en-Provence et sera absent du défilé parisien cet après-midi, a critiqué la stratégie des "manifs ricochets qui finissent par tomber à l'eau".

"Si on fait des manifs à répétition jusqu'à l'été ce n'est pas ce qui va faire trembler le gouvernement par rapport à sa réforme des retraites", a-t-il jugé. Cela revient à "mettre des baskets jusqu'au mois de juin et après on enfile les tongs", a-t-il ironisé.

"La seule fois où ça a marché c'était en 2006 quand on s'est bagarré ensemble contre le CPE (contrat première embauche, annoncé puis retiré par le gouvernement Villepin, ndlr). Ca a marché parce qu'il y avait une revendication claire et partagée par tout le monde et parce que dans la rue il y avait énormément d'étudiants et lycéens", a analysé M. Mailly.

Selon lui, sur le dossier des retraites, les syndicats "n'ont pas obligatoirement la même analyse" et certains sont prêts à accepter un allongement de la durée de vie au travail, que refuse FO.

Concernant les fonctionnaires, M. Mailly est convaincu que la question du mode de calcul est un faux problème car malgré les différences, en définitive, "entre un fonctionnaire et un salarié du privé, le taux de remplacement est quasiment identique".

FO s'inquiète surtout de la volonté du gouvernement de créer un caisse pour "se désengager de son obligation de payer ces retraites", et faire apparaître une comptabilité publique conforme aux obligations de la France dans l'euro, et "s'il y a un problème pouvoir baisser les retraites" des fonctionnaires.

AFP
01/05/2010 | Mise à jour : 12:43

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor et ses franchisés
  • Contact

IN MEMORIAM

             

Cécilio Garcia

Fondateur du Syndicat FO Accor 

1947-2018

 

 

Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
contactez nous à
  l'adresse ci dessous 

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris
06 08 16 67 58
bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.