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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 14:45

jeudi 25 février 2010 11:36

Le groupe a accusé une perte nette de 282 millions d'euros et un chiffre d'affaires en baisse de 7,9 %. La scission du groupe en deux entités est prévue pour le 29 juin.

Comme prévu, l’année 2009 s’est terminée dans le rouge pour Accor, avec une baisse du chiffre d’affaires de 7,9 % et une perte nette de 282 millions d’euros. Mais le résultat avant impôt et éléments non récurrents de 448 millions d’euros se situe dans la fourchette haute de ce qui avait été estimé”, a déclaré avec un certain optimisme le p.-d.g. du groupe Gilles Pélisson. Et l’année 2010 démarre pour le groupe avec de solides perspectives : une certaine stabilisation de la dette dans l’hôtellerie, mais surtout la séparation des activités en deux sociétés distinctes. Celle-ci sera rendue effective lors d’une assemblée générale extraordinaire le 29 juin prochain. Un projet dans lequel le groupe voit le moyen de relancer son activité entrepreneuriale et de s’offrir une bouffée d’oxygène après une année 2009 médiocre.

Celle-ci a en effet confirmé les prévisions de baisse de son chiffre d’affaires. Dans le détail, les résultats combinent une légère progression des services prépayés (+ 1,4 %) et une baisse de l’hôtellerie (-10,1 %). Pour Gilles Pélisson, “le groupe a dans l’ensemble bien résisté dans l’hôtellerie. Nous sommes à – 10,1 % quand nos concurrents se situent davantage entre - 12 e t – 15 %”. Comme prévu, les segments économique et milieu de gamme s’en sortent le mieux, avec un recul de ‘seulement’ 6,1 % sur l’année. Le groupe a poursuivi sa stratégie, d’une part en réduisant les coûts, à hauteur de 165 millions d’euros dans les exploitations et de 87 millions dans les supports. Parallèlement, le groupe mène une politique de développement agressive, avec l’ouverture de 27 300 chambres. Enfin, conforme à sa politique originale dite d’‘asset right’, le groupe réduit sa dette en 2009  grâce à la vente de 216 hôtels, qui s’est traduit par un impact de 360 millions d’euros sur la dette nette retraitée en 2009.

30 % de filiales d'ici à 2013

Pour l’année 2010, le groupe Accor reste confiant, d’autant que la séparation en deux sociétés faisant cavalier seul va apporter une bouffée d’oxygène au groupe. Les deux sociétés n’auront aucun lien capitalistique, et sont appelées à devenir deux sociétés cotées distinctes. Dans le cadre de ce projet validé par le conseil d’administration du groupe, Accor Hospitality s’est défini de nouvelles ambitions. Objectif : être leader européen de la franchise et l’un des trois leaders mondiaux de l’hôtellerie d’ici à 2015. Pour s’en donner les moyens, le groupe va renforcer son modèle de gestionnaire, en accélérant sa politique d’asset rights avec l’objectif pour 2013 d’atteindre un parc composé à 70 % de mandats de gestion. Accor envisage aussi d’ouvrir entre 35 000 à  40 000 chambres par an. L’Europe redevient l’un des axes forts de la stratégie car il s’agit d’“un marché prioritaire, qui concentre l’essentiel des flux touristiques”, devait rappeler Gilles Pélisson. Le groupe entend se déployer aussi dans les pays émergents comme l’Inde, le Brésil et certains pays du Maghreb comme l’Algérie ou le Maroc.

Pour réduire sa dette en 2010, et devenir encore plus performant, de nouvelles cessions d’actifs sont envisagées. “Notre objectif est de vendre d’ici à 2013, 450 hôtels identifiés sur un parc de 1 600 hôtels en propriété, soit un objectif de 450 millions d’euros en 2010. Nous en avons réalisé déjà  25% avec la vente en ce début d’année de 5 hôtels au fonds d’investissement Invesco Real Estate’.” Le modèle économique du groupe devrait progressivement se modifier : un tiers en propriété et deux tiers en franchise, management et location variable. Durant cette période le groupe prévoit d’ouvrir 103 000 chambres , dont 85 % seront en franchise et 50% sur le segment économique et très économique.

Accor Services, l'indépendance totale ?  

Enfin, la nouvelle entité Accor Services devrait être un booster pour le groupe. Créée selon un schéma juridique d’apport-distribution, la société, présidée par le directeur délégué général actuel d'Accor Jacques Stern, aura une gestion autonome, et des équipes dédiées. Pour son futur p.-d.g., la société devra “se développer autour d’un projet d’entreprise personnalisé lié à l’évolution du marché des services”. Son activité sur un créneau porteur devrait lui permettre d’ attirer des investisseurs spécifiques. La petite sœur d’Accor Hospitality ne sera pas loin de sa grande sœur, puisqu’elle a été portée sur les fonds baptismaux par les mêmes parrains, Colony Capital et Eurazeo qui seront co-actionnaires dans la nouvelle entité.

Journal de l'hôtellerie
Evelyne de BAST


Résultats 2009

    2008   2009   Variation publiée   Variation à périmètre constant 
 Chiffre d’affaires (en millions d'euros)  7722 7065 8,5 % 7,9 %
 Résultat brut d’exploitation (en M€)  2290 1976 13,7 % 12,5%
 Marge brute d’exploitation  29,7 % 28 % 1,7 point 1,5 point
 Résultat avant impôt et éléments non-récurrents (en M€)  875 448 48,9 % 38 %
 Résultat courant après impôt (en M€)  603 328 45,6 % n/a

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.