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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 13:12

 signataires tva

Michel JEANPIERRE (CFTC) Denis RAGUET (FO) et Stéphane FUSTEC (CGT) ,à l'origine de cet accord historique

TVA dans la restauration : un bilan en demi-teinte

Un an après la baisse de la TVA dans la restauration, où en sont les restaurateurs des engagements pris avec le gouvernement? Dans un contexte de réduction des dépenses publiques, où la mesure mise en place au 1er juillet 2009 est contestée pour son coût - de l'ordre de 3 milliards d'euros -, l'un des principaux syndicats de restaurateurs défend fermement le bilan des restaurateurs.

Sur le plan des baisses de prix promises, le Synhorcat avance, reprenant les chiffres de l'Insee, une réduction de 1,7% des prix pratiqués. Loin, certes, des 3% promis lors de la signature du contrat d'avenir instituant la TVA à 5,5%. Mais mieux que les prévisions du secrétaire d'Etat au commerce, Hervé Novelli, qui priait en décembre dernier les restaurateurs de limiter leurs hausses de prix, compte tenu de la crise économique, au niveau de l'inflation.

Une baisse par ailleurs essentiellement pratiquée par les grandes chaînes, qui ont clairement fait de ce thème un argument de vente et de communication. Aujourd'hui, le Synhorcat n'hésite pas à vanter la restauration française comme étant “peu chère” : “80% des repas en France coûte moins de 15 euros”, avance-t-il. Pas sûr que les Français, dont le pouvoir d'achat demeure une préoccupation majeure, l'entendent de cette oreille.

Un accord «historique» sur les salaires

Sur le front de l'emploi non plus, la réussite n'est pas franche. Alors que les restaurateurs s'étaient engagés, en contrepartie de la baisse de la TVA, à créer 20.000 emplois pérennes et 20.000 contrats d'apprentissages ou de professionnalisation d'ici 2 ans, le Synhorcat n'annonce pour l'instant que 5.700 créations d'emplois. L'objectif, cependant, paraissait difficile à atteindre au regard de la conjoncture économique.

Seule réelle réussite de la baisse de la TVA : l'accord sur les conditions salariales dans la restauration, qualifié d'“historique” par Hervé Novelli. “Nous embauchons aujourd'hui avec un salaire de 25% supérieur au droit commun”, se félicite le Synhorcat. Les salaires ont en effet été réévalués de 5%, quand les augmentations des non-cadres plafonnent en moyenne à 1,1% en 2009. Une mutuelle santé a été créée, et les salariés bénéficient d'une prime annuelle équivalente à 2% de leur salaire annuel, plafonnée à 500 euros.

Les salariés ne sont cependant pas les seuls à bénéficier de la baisse de la TVA : en 2009, le marché de la restauration a en effet enregistré une croissance positive, et un chiffre d'affaires évalué à 72,5 milliards d'euros, annonce également Synhorcat.

06 juin 2010 

Par lefigaro.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.