Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 17:56

André Bergeron

      

Notre camarade, André Bergeron, Secrétaire général de Force Ouvrière de 1963 à 1989, est décédé ce 19 septembre à Belfort, à l’âge de 92 ans.

André Bergeron aura marqué de son empreinte notre Confédération, mais aussi la vie sociale et économique du pays. Sous sa direction, Force Ouvrière aura été à l’initiative de la création de mesures de progrès social, comme l’assurance chômage, obtenue par l’action et la négociation collective, dans les branches et les entreprises.

Réformiste, négociateur, André Bergeron aura su incarner, durant près de trois décennies, un syndicalisme résolument réformiste tourné vers le compromis, imposant FO comme l’interlocuteur privilégié du patronat et de l’État.

Indépendance de Force Ouvrière
En défendant son indépendance et celle de Force Ouvrière, il a tracé le cap pour les militants. Un portefeuille ministériel lui sera même offert à plusieurs reprises, mais il déclinera toutes les sollicitations politiques.

Les militantes et militants Force Ouvrière sont dans la peine. Aujourd’hui, les instances de la FGTA-FO ainsi que l’ensemble de ses membres, partagent la douleur de la famille et souhaitent saluer la mémoire d’André Bergeron.

Merci André.

———————————-

André Bergeron en quelques dates :

- 1er janvier 1922, naissance d’André Bergeron à Suarce dans le Territoire de Belfort

- 1936, Syndiqué CGT, il participe aux grèves qui marquent l’arrivée au pouvoir du Front populaire.

- 1946, il rejoint Léon Jouhaux et Robert Bothereau dans le groupe des Amis de la CGT-Force ouvrière, courant réformiste s’opposant à la mainmise des communistes sur la confédération.

- 1947, après la troisième scission de la CGT, il devient secrétaire permanent de FO.

- 1950, il entre au bureau confédéral de Force Ouvrière

- 1957, Il devient vice-président de la Confédération internationale des syndicats libres

- 1963, Il devient secrétaire général de Force ouvrière, et le reste jusqu’au 4 février 1989.

- 19 septembre 2014, il s’éteint à Suarce, à l’âge de 92 ans.

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.