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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 20:33

arton11112-45f1c.jpgUne opération discutable. Accor vient de scinder en deux entités distinctes ses activités principales, l’hôtellerie et les services prépayés (ticket restaurant, chèque cadeau, etc.).

Cette dernière branche, rebaptisée désormais Edenred, avec seulement 13% du chiffre d’affaires global, assurait néanmoins, en 2009, 57% du résultat opérationnel du groupe Accor. Chaque actionnaire a donc reçu une action de cette dernière entité pour chaque titre Accor détenu.

Le but de la manoeuvre : mieux valoriser chacune de ces deux sociétés, les marchés privilégiant les entreprises centrées sur un seul métier.

Depuis dix ans, la valeur Accor figure parmi les plus mauvaises performances de l’indice CAC 40. Ses résultats sont, il est vrai, bien médiocres. En 2009, le chiffre d’affaires a chuté de 8,5%, à 7 milliards d’euros, tandis que les comptes tombaient dans le rouge, avec des pertes nettes de 265 millions d’euros. Les actionnaires de référence du groupe, les fonds Colony Capital et Eurazeo, ont mis la pression pour scinder la société, face à une direction qui s’y est longtemps opposée.

La presse financière est, dans l’ensemble, favorable à l’opération. Le Revenu, Investir et Le Journal des finances recommandent, au demeurant, Accor à l’achat.

Cette séparation ne fait pas toutefois l’unanimité. Le Fonds stratégique d’investissement, actionnaire à hauteur de 7,4% du groupe, n’y était pas favorable, tout comme les syndicats, qui redoutent un démantèlement d’Accor.

La cotation séparée des deux entités, dès le 2 juillet, n’a globalement guère fait flamber les cours. Edenred a connu une hausse marquée, compensée par une chute corrélative d’Accor.

Le maintien sous une même enseigne de ces deux métiers faisait sens. Les services prépayés dégageaient un cash fort utile pour financer l’hôtellerie, gourmande en capitaux, et permettaient d’atténuer le caractère très cyclique de cette dernière activité.

Les deux entreprises, désormais séparées, vont se trouver fragilisées. Accor, qui aura à sa charge l’essentiel de la dette, doit trouver des liquidités. La société, note Investir, va céder la Compagnie des wagons-lits, la filiale de restauration ferroviaire, et les 49% détenus dans le groupe Lucien Barrière. La vente des murs d’hôtels sera, souligne l’hebdomadaire, également accélérée. Encore faudrait-il, d’ailleurs, que l’état du marché immobilier le permette.

Edenred, malgré ses fortes marges, présente également des faiblesses récurrentes. Près de la moitié du résultat opérationnel est effectué en Amérique latine, à l’économie parfois bien instable. Le succès des services prépayés est largement tributaire d’exonérations de charges et d’avantages fiscaux qui, rigueur oblige, pourraient être sérieusement rognés, comme récemment en Hongrie et en Roumanie.

Comme le montre l’exemple d’Alcatel, le recentrage sur une activité donnée est bien loin de constituer la panacée. Nous restons à l’écart tant d’Accor que d’Edenred.

Denis Sarget, spécialiste des petites valeurs contribue à la lettre Small Caps Profit.

 

 

Par Denis Sarget, le 6 août 2010

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.