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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 01:42

  • Crédits photo : Le Figaro
  • Ils étaient seulement 16% à ne pas le faire en 2009. Les négociations annuelles à venir s'annoncent tendues.

    2010 pourrait ne pas s'annoncer plus réjouissante que 2009 sur le plan salarial. Selon une étude publiée jeudi par le cabinet d'audit Grant Thornton*, 30% des dirigeants d'entreprises françaises prévoient de ne pas augmenter du tout leurs salariés cette année. La France peut cependant s'estimer privilégiée par rapport à d'autres pays, tels les Etats-Unis, l'Irlande, ou le Royaume-Unis, dans lesquels le changement est encore plus radical d'une année sur l'autre : 40% des entreprises américaines ne souhaitent pas augmenter leurs salariés en 2010, contre 15% en 2009 !

    Alors que les salariés sont, plus encore que l'année dernière, en attente de réévaluations salariales, «2010 devrait être encore plus tendue que 2009» prédit Pierre Le Gunéhec, responsable de l'activité conseil en rémunération globale chez Hewitt France. «En 2009, les entreprises ont pris connaissance de la gravité de la crise une fois les budgets fixés. En 2010, elles en tiendront compte» estime-t-il.

     

    Des augmentations de 2,6% en moyenne

    La prudence devrait donc être de mise. Les dernières prévisions effectuées par Hewitt anticipaient des augmentations équivalentes à 2,6% en moyenne, contre 2,9% l'année dernière. «La fragilité économique actuelle amène les dirigeants à la prudence» explique Jean-Jacques Pichon, associé chez Grant Thornton. «Il semble que les dirigeants préfèrent rester attentistes et conserver leurs employés, même sans les augmenter, plutôt que de les licencier», analyse-t-il.

    Les salariés ne l'entendent cependant pas de cette oreille. «La difficulté pour les entreprises sera de surmonter cette forte tension générée par des intérêts antagonistes», estime Pierre Le Gunéhec.

    *Une étude menée auprès d'un panel de 7.400 entreprises privées à travers 36 pays, représentant 81% du PIB mondial.


  • Par Marie Bartnik
  • Le Figaro

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.