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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 13:35

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La manifestation du samedi 2 octobre 2010 devait, pour certains qui la souhaitaient sous cette forme, amener davantage de monde dans la rue puisqu’elle avait lieu le week-end.

Pour Force Ouvrière, comme pour d’autres, elle était le passage obligatoire pour la montée en puissance préparant la grève interprofessionnelle afin d’obtenir le retrait du plan gouvernemental. Tout le monde sait bien aujourd’hui que cette contre-réforme s’attaque aux fondements essentiels de la nécessité de vivre dans la sérénité à 60 ans. C’est l’aspiration de ceux qui ont tout donné, par la force de leur travail à des entreprises qui dégagent des bénéfices considérables et qui, avec le gouvernement ne songent qu’à détruire encore plus les acquis sociaux.

En fait, la volonté est bien de casser la retraite à 60 ans, et de faire en sorte qu’on retarde encore l’âge de départ à taux plein sous prétexte de l’allongement de l’espérance de vie ; alors que tout le monde s’aperçoit que les mesures de destruction de la Sécurité Sociale, de l’Hôpital, de l’emploi qui disparaît, de la précarité qui s’accentue, contribuent à l’inverse.

Alors, il nous faut gagner le combat du droit de vivre à 60 ans avec des ressources permettant de le faire en toute dignité.

2 900 000 manifestants dans toute la France, 310 000 à Paris. Encore des dizaines de milliers de FO dans le cortège de la région Île-de-France. Largement autant, voire beaucoup plus que ceux qui souhaitaient cette manifestation le samedi. Et pourtant, parce que pour certains nous n’entrons pas dans le «syndicalement correct », parce que nous ne signons pas les appels communs, nous ne sommes même pas cités comme participants à la manifestation.

N’aurions-nous pas le droit de dire qu’il n’y a rien dans les appels communs ?

N’aurions-nous pas le droit de dire que nous luttons pour le retrait du Plan du gouvernement ?

N’aurions-nous pas le droit de dire que la grève interprofessionnelle jusqu’au retrait est la seule solution pour gagner ?

Les médias qui ne nous citent pas devraient pourtant se rendre compte que ce qui remonte dans les manifestations c’est bien qu’il faut la grève jusqu’à satisfaction pour obtenir le retrait du Plan du gouvernement. Passons à une autre étape de l’action disent les manifestants, ne poursuivons pas des actions répétitives et saute-moutons !

Cette manifestation du 2 octobre 2010 aura au moins permis de constater que les travailleurs n’ont pas baissé les bras. Ils sont toujours aussi combatifs. Ils ont dit très clairement qu’ils en ont assez d’être baladés. Les états-majors de la CGT et de la CFDT ont au moins vérifié cela lors des manifestations du 2 octobre 2010. S’ils pensaient le contraire, ils en sont pour leur frais.

On ne fera pas rentrer les salariés dans leurs entreprises, leurs administrations la tête basse, nous les comprenons, et nous sommes d’accord avec eux.

Aussi, nous ne signerons toujours pas des communiqués communs dans lesquels « l’intersyndicale » se retrouve alors que les travailleurs n’y comprennent plus rien et demandent de durcir le combat.

L’Union Régionale Force Ouvrière appellera à la grève le 12 octobre 2010, et même si nous manifestons en dernière position, nos dizaines de milliers de participants diront que maintenant il faut tous ensemble avoir le courage de déclamer :

 Grève interprofessionnelle jusqu’à satisfaction pour le retrait du plan du gouvernement.

C’est à ce prix que le gouvernement cèdera et non pas en annonçant une nouvelle journée qu’elle soit en semaine, un samedi ou même un dimanche. Quelle qu’elle soit, elle serait surtout celle d’un enterrement programmé.

 

 

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.