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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 20:45
 


 
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L'actualité économique et sociale
 
Pouvoir d’achat

COUP DE FROID SUR LES SALAIRES


Selon l’INSEE, ce n’était pas vraiment terrible en 2009 mais ça pourrait être pire encore en 2010. FO pointe du doigt la politique du gouvernement qui, avec son plan de relance, a privilégié les entreprises, au détriment des salariés.


«En 2009, le pouvoir d'achat a continué à progresser. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les statistiques. C’est pas rien!», a lancé mercredi le Chef de l’État, lors de ses vœux aux «forces économiques». Le président faisait ici allusion sans doute à une note de conjoncture de l’INSEE publiée le 17 décembre dernier. Mais l’institut n’est pas aussi affirmatif.

Que dit cette étude? Que le pouvoir d’achat des ménages a «été dynamique au premier semestre 2009. C’est dû notamment «au mouvement de désinflation et à la hausse des prestations sociales», explique l’INSEE. Mais, ajoute-t-il «au second semestre […] l’inflation repartirait à la hausse et les prestations sociales ralentiraient». Sur l'ensemble de l'année, la hausse du pouvoir d'achat ou «revenu disponible brut des ménages» atteindrait alors +2,2%, après +0,7% en 2008. Son «dynamisme» est donc relatif puisqu’il doit beaucoup au repli de l'inflation (+0,6 au 30/11/2009, contre +1,2% au 30/11/2008). D’ailleurs, le pouvoir d’achat a commencé à stagner dès que l’inflation est repartie à la hausse au 4e trimestre. D’où un certain pessimisme de l’INSEE pour 2010. Cette année, «au premier semestre, il ralentirait sensiblement (+05% en moyenne)», prédit l’institut.

Le pouvoir d’achat pâtit surtout de la modération des augmentations, voire d’un gel des salaires, selon deux autres indices de référence. Là où l'inflation proche de zéro aurait dû en principe favoriser les salariés, l’INSEE s'attend ainsi à un ralentissement du salaire mensuel de base (hors prime, heures sup’, qualification…). Comme du salaire moyen par tête, (+1,7% en 2009, contre 3% en 2008). Et le pire est devant. «Début 2010, les salaires réels ralentiraient fortement du fait de la reprise de l’inflation à la fin 2009», estime l’INSEE, pour qui, les «acquis de croissance seraient quasi nul (-0,1%)» pour le SMB comme pour le SMPT. La limitation de hausse du SMIC y est aussi pour quelque chose (1,3% en 2009 et 0,5% en 2010).

C’est pourquoi, quand Pascal Pavageau (secrétaire confédéral FO chargé de l’Économie) a entendu le «président se vanter d’une progression du pouvoir d’achat», ses oreilles ont sifflé. «Le gouvernement n’a eu de cesse de donner le mauvais exemple en la matière. Il a envoyé un très mauvais signal aux patrons en refusant tout coup de pouce au SMIC et en octroyant une revalorisation aux fonctionnaires inférieure du coût réel de la vie», rappelle-t-il. Pour FO, aider les entreprises et pas les salariés qui alimentent la consommation (principal moteur de la croissance), c’est le plus mauvais service rendu à la croissance. «En favorisant l’investissement et non la consommation, le plan de relance n’a fait que conforter le patronat dans son refus d’augmenter les salaires!».


force-ouvrier-hebdo.fr

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.