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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:04

rafael

Rafaël NEDZYNSKI

Secrétaire général FGTA -FO  

La Loi du 20 Aout 2008 portant rénovation de la démocratie sociale n’en finit pas d’avoir des conséquences sur la vie des syndicats.

Les nouvelles règles de représentativité imposent à tous les syndicats et sections syndicales de passer  la barre des 10% aux élections de CE ou, à défaut , de DP pour pouvoir désigner un délégué syndical et participer à la négociation collective d’entreprise.

En 2013 le couperet tombera dans les branches et au niveau interprofessionnel pour les organisations syndicales qui n’auront pas passé la barre des 8 % dans le total des voix recueillies dans les élections de CE ou de DP dans les entreprises de la branche ou de toutes les entreprises pour l’interprofessionnel.

Quelques syndicats FO ont malheureusement connu la déconvenue de passer sous la barre des 10% et ont perdu leur représentativité.

Pour certains cela n’a fait que traduire le manque d’activité des délégués et des adhérents. Dans d’autres cas, les équipes ont été constituées trop récemment et n’ont pas eu le temps de s’attirer la confiance et le soutien des salariés face à des concurrents en place depuis longtemps. S’ils persévèrent dans leur travail de terrain, ils y arriveront la prochaine fois et ils pourront compter sur le soutien de la Fédération.

Heureusement dans la plupart des cas les syndicats FGTA-FO ont pris le taureau par les cornes, se sont mobilisés, ont utilisé la formation fédérale de préparation aux élections, ont organisé leur campagne électorale et assuré leur représentativité en enregistrant de bons scores. Félicitations à tous. Par leur travail les syndicats, aident aussi la FGTA –FO à assurer sa représentativité dans la branche.

L’obligation faite à tous les syndicats de tenir une comptabilité, de la faire approuver chaque année par ses instances statutaires et de les publier, à partir de 2012, si leurs ressources dépassent deux mille euros, n’est pas qu’une contrainte supplémentaire.

Elle leur permet à tous de jouer le jeu de la transparence et de faire taire tous ceux qui faisaient courir toutes sortes de rumeurs sur le financement des syndicats.

Les choses seront claires pour tout le monde. Les syndicats fonctionnent  avec de faibles moyens et arrivent néanmoins, grâce à l’engagement de leurs militants, à défendre les intérêts des salariés et à faire progresser leurs droits.

 

Dossier (cliquer sur ce lien)

 

Rafaël NEDZYNSKI

Secrétaire général FGTA -FO

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.