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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 17:57
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Des lycéens manifestent contre la réforme des retraites à Toulouse. Crédits photo : ERIC CABANIS/AFP
 

Si une centaine d'établissements seulement est touchée par les perturbations, certaines petites villes ont toutefois compté jusqu'à 1500 jeunes manifestants. Avec, déjà, plusieurs débordements à la clé.

1500 à Rodez, 1.000 à Saint-Quentin, 900 à Valence, 800 à Auch, 700 à Verdun, 600 à Carcassonne ou Besançon, 500 à Caen, Périgueux, Calais ou Béziers, 300 à Angoulême, Lisieux ou Saint-Omer, 250 à Toulouse, 150 à Mulhouse. Manifestations également à Charleville-Mézières, Cherbourg, Boulogne-sur-Mer, Valence, Tarbes, Limoges, Sarlat, Ruelle, Nevers ou Privas… En province, les lycéens ont décidé d'entrer dans la ronde contre la réforme des retraites. Plus ou moins importants en fonction des villes et des régions, les défilés se sont multipliés jeudi et vendredi, répondant à l'appel d'organisations lycéennes ou politiques, ou parfois de manière plus spontanée, à coups de SMS, Facebook et blogs.

Pour le moment, le ministère de l'Education assure que ces manifestations restent marginales. «Seuls 81 lycées, soit 1,88% des établissements, sont touchés par des perturbations», relative-t-on rue de Grenelle. A l'inverse, l'UNL, première organisation lycéenne, assure avoir comptabilisé 15.000 jeunes mobilisés jeudi et recensé 150 blocages d'établissements. «La mobilisation lycéenne a pris un vrai tournant cette semaine», veut croire Victor Colombani, nouveau président de l'UNL.

 

«Totalement irresponsable»

  Vendredi matin, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, a réagi en jugeant «totalement irresponsable» le fait que certaines organisations invitent les lycéens à manifester. «Que penserait-on de manifestations dans lesquelles il y a des salariés très légitimement préoccupés par le problème de leur retraite, et des jeunes garçons et des jeunes filles de 15 ans qui manifesteraient parce qu'ils sont inquiets sur ce qui se passera en 2050 ou 2060 ?», s'est-il interrogé sur RTL. Dans un communiqué, le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a également dénoncé «l'irresponsabilité de tous ceux qui mettent les lycéens en danger en les appelant à participer à des actions qui risquent de dégénérer».

«Il s'agit de notre avenir, répond Victor Colombani. Comment comprendre le fait qu'on demande aux salariés de travailler plus longtemps, alors que des dizaines de milliers de jeunes sont au chômage, et que l'âge moyen d'entrée sur le marché du travail est aujourd'hui de 27 ans ?» Contactée par lefigaro.fr, Christiane Allain, présidente de la FCPE (première fédération de parents d'élèves, classée à gauche), dit «soutenir» les lycéens qui souhaitent manifester contre la réforme des retraites, «tant que cela est fait de manière responsable». «Dès que les lycéens organisent des manifestations, on dit qu'ils sont influencés et manipulés. Il faut arrêter avec cela : la grande majorité des lycéens sont des jeunes responsables. Laissons-les apprendre la démocratie !»

 

Premiers débordements

Des débordements n'ont toutefois pas tardé à survenir dans plusieurs villes. A Bonneville, en Haute-Savoie, deux lycéennes ont été brûlées au visage vendredi, dont une sérieusement, à l'allumage d'un tonneau rempli de matière inflammable, vraisemblablement «amené pour faire de la fumée» selon plusieurs témoins. A Saint-Quentin, dans l'Aisne, trois policiers habillés en civil ont été blessés vendredi matin. L'un d'eux a été roué de coups, tandis qu'une bagarre entre jeunes manifestants a éclaté en centre-ville. La veille, une première manifestation avait déjà dégénéré, les policiers ayant dû utiliser des bombes lacrymogènes pour riposter à des jets de projectiles.

A Angoulême, deux jeunes majeurs de 18 ans et un mineur de 16 ans ont été interpellés vendredi matin, après qu'une trentaine de jeunes eurent pénétré de force dans un lycée de la ville, commettant des dégradations dans le restaurant scolaire et endommageant un véhicule à l'extérieur de l'établissement. Les trois jeunes interpellés devraient être poursuivis pour délit d'intrusion, troubles à l'ordre public et dégradations.

Pendant ce temps, réunies au sein d'un collectif «jeunes retraites», les organisations de jeunesse proches du Parti socialiste (UNL, UNEF, MJS et LMDE) envisageraient déjà une nouvelle journée d'action nationale jeudi prochain, en plus des journées du 12 et du 16 octobre déjà planifiées par les syndicats de salariés.

 

Par Bastien Hugues

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.