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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 23:54
voir_le_zoom : Manifestation à Lyon contre la réforme des retraites le 6 novembre 2010Manifestation à Lyon contre la réforme des retraites le 6 novembre 2010

Des milliers de personnes ont défilé samedi en France contre la réforme des retraites mais la mobilisation contre le projet du président Nicolas Sarkozy a encore fortement baissé, laissant entrevoir la fin d'un mouvement usé depuis l'adoption du projet fin octobre par le Parlement.

AFP - Philippe Desmazes
voir_le_zoom : Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, dans la manifestation parisienne sur les retraites, le 6 novembre 2010Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, dans la manifestation parisienne sur les retraites, le 6 novembre 2010

Jean-Claude Mailly (FO) a critiqué "un certain gâchis dans la conduite du mouvement" par l'intersyndicale, déplorant à nouveau l'absence d'une grève générale de 24 heures qu'il prône depuis le début.

AFP - Fred Dufour
voir_le_zoom : Mobilisation pour les retraites
Mobilisation pour les retraites

Carte des principales manifestations du 6 novembre en France métropolitaine

AFP -

La journée de manifestation sur les retraites, la huitième en deux mois, a été marquée samedi par une nouvelle baisse de l'affluence et les syndicats divergent désormais sur les formes à donner au mouvement de contestation qui perdure malgré l'adoption de la réforme.

Police et syndicats se sont accordés à reconnaître qu'il s'agit de la plus faible mobilisation depuis la rentrée contre cette réforme phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Les quelque 245 cortèges en France ont rassemblé entre 375.000 personnes (contre 560.000 le 28 octobre), selon la police, et 1,2 million (contre près de 2 millions), selon la CGT. Parfois sous une pluie battante, ils ont été partout plus clairsemés, avec peu de jeunes.

"Le mouvement est clairement en recul par rapport aux fois précédentes. Je pense que progressivement la réforme est entrée dans l'esprit des Français", a réagi sur France 2 le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

A Paris, le défilé a réuni entre 28.000, selon la police, et 90.000, selon la CGT, qui en avait compté près de deux fois plus lors de la précédente journée. Toulouse, Bordeaux, Lyon, mais aussi Le Mans ou Perpignan ont été samedi parmi les cités les plus en pointe de la contestation.

Pour le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, ce moindre succès "ne doit rien enlever à notre détermination d'agir". "Nous continuerons de contester la loi même si elle est promulguée", après l'aval du Conseil constitutionnel d'ici début décembre.

Il a même menacé de faire cavalier seul "s'il s'avérait impossible de continuer la bataille" avec les autres syndicats. Sa pique visait son homologue de la CFDT, François Chérèque, qui avait vu vendredi le sujet des retraites "s'éloigner".

Mais, aux côtés de M. Thibault dans le carré de tête parisien, le leader cédétiste a assuré que sa confédération "sera toujours" dans "ce mouvement unitaire" et "participera" à une "nouvelle journée d'action fin novembre" dont la modalité devra être "définie" par l'intersyndicale lundi.

Réfutant toute dissension, il a affirmé que "l'intersyndicale continuera dans l'avenir sur les retraites, et aussi sur les problèmes de l'emploi, des conditions de travail, du pouvoir d'achat".

Plus que jamais en désaccord avec la stratégie de l'intersyndicale, le leader de FO, Jean-Claude Mailly (FO) a dénoncé "un certain gâchis dans la conduite du mouvement", déplorant à nouveau l'absence d'une grève générale de 24 heures.

La réunion de l'intersyndicale lundi risque de ressembler à un casse-tête. Les modérés plaident pour d'autres "formes d'action" à imaginer, car prévient la CFTC "la manif peut tuer la manif" et l'Unsa s'interroge sur "la pertinence d'une nouvelle journée de grève et de manifestation si on n'est pas suivi".

En revanche, Solidaires veut la poursuite des manifestations qui "rythment" le mouvement et la FSU propose "une manifestation nationale" à Paris. La CGT a proposé une "nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle" dans la semaine du 22 au 26 novembre.

Pour la patronne du PS, Martine Aubry, "la page de cette réforme n'est pas tournée", mais "après la promulgation de la loi, les manifestations seront sans doute d'une autre nature".

Même moins nombreux, les manifestants ont exprimé samedi une détermination intacte, à l'instar de Céline, employée dans la communication à Agen qui a accusé le gouvernement de "mépris". "J'y retournerai à chaque fois qu'il y aura un appel à manifester".

Quelque 70% des Français ont soutenu le mouvement de manifestations de samedi, même si 64% d'entre eux estiment, à propos du recul de l'âge de départ, qu'"il fallait bien en passer par là", selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche.

© 2010 AFP

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.