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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:22

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De nombreux manifestants salariés du groupe ACCOR étaient présents

 

La manifestation parisienne contre la réforme des retraites a rassemblé mardi plus de personnes que lors des précédents défilés, environ 330.000 manifestants selon les syndicats, 89.000 selon la police.

 

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Manifestation à Paris, le 12 octobre 2012
 

La manifestation parisienne contre la réforme des retraites a rassemblé mardi plus de personnes que lors des précédents défilés, environ 330.000 manifestants selon les syndicats, 89.000 selon la police.

AFP - Bertrand Guay

La manifestation parisienne contre la réforme des retraites a rassemblé mardi plus de personnes que lors des précédents défilés, environ 330.000 manifestants selon les syndicats, 89.000 selon la police.

Les syndicats qui ont appelé à cette quatrième journée de mobilisation depuis début septembre, ont fait état de 330.000 manifestants au plus grand défilé de France, soit 30.000 de plus que lors de la dernière manifestation parisienne le 23 septembre.

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 Denis Raguet et cristina Russel

La police pour sa part a fait état de 89.000 manifestants à Paris, un chiffre également en hausse par rapport à tous les rassemblements parisiens depuis la rentrée en septembre.

Selon les syndicats CGT et CFDT, cette contestation fait de mardi "la plus forte journée" de mobilisation depuis le début du processus.

L'engagement des jeunes constituait un des enjeux de la journée de mardi: ils ont été appelés par les syndicats à se mobiliser massivement.

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Membres FO Accor

Des milliers de lycéens et étudiants ont manifesté bruyamment mardi à Paris, sous les bannières de syndicats de lycéens et d'étudiants, une présence accrue par rapport aux dernières manifestations, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette réforme cruciale pour le président Nicolas Sarkozy prévoit notamment de reculer de 60 à 62 ans l'âge minimal de départ à la retraite.

 

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© 2010 AFP

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.