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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:20
Paris - Le président Nicolas Sarkozy a fermé mercredi la porte à tout changement dans la réforme des retraites, dans l'intervalle entre deux grosses journées de manifestations marqué par des grèves reconductibles très circonscrites.
Nicolas Sarkozy
 
Nicolas Sarkozy, Placé dans une position délicate avec l'amplification de la contestation de sa réforme des retraites, qui a désormais gagné une partie de la jeunesse, le chef de l'Etat s'est efforcé de doucher l'espoir des manifestants d'ultimes gestes à leur égard, après l'affluence record dans les cortèges mardi (entre 1,230 et 3,5 millions de personnes, selon les sources).

Le gouvernement "ne peut plus aller plus loin" dans les concessions, a déclaré Nicolas Sarkozy, selon des participants à un déjeuner à l'Elysée entre le chef de l'Etat et les députés Nouveau centre. "Il n'y a pas d'autre moyen de financer" cette réforme que de reculer l'âge de départ en retraite, a-t-il tranché.

Face à l'intersyndicale qui, majoritairement, mise toujours sur la poursuite de l'élargissement du mouvement social, et non sur sa radicalisation, le président avait auparavant déclaré en Conseil des ministres que cette réforme était un "devoir" et avait jugé "indispensable" de la conduire "jusqu'au bout", a rapporté la secrétaire d'Etat Nadine Morano.

Officiellement au moins, les manifestations n'émeuvent pas l'exécutif.

Le ministre du Travail Eric Woerth se dit "calme, serein, déterminé". Il a rappelé les grèves reconduites quotidiennement lors des conflits de 2003 et 2007 sur les régimes publics de retraite, qui n'avaient pas empêché ces réformes.

Au PS, on estime que le pouvoir joue "le pourrissement". Selon l'ex-ministre Michel Sapin, "Sarkozy prend le risque de voir le mouvement de contestation dégénérer".

La majorité tente d'autre part de contre-attaquer en ciblant Ségolène Royal, qui a appelé mardi soir les jeunes à "descendre dans la rue, mais de façon très pacifique". Nicolas Sarkozy a fait savoir que ce n'est pas "sérieux", le patron de l'UMP Xavier Bertrand s'est insurgé contre des propos "irresponsables".

Pour le moment, l'effervescence demeure limitée chez les lycéens. 135 lycées, soit 3,1%, étaient perturbés mercredi. Mais l'Union nationale lycéenne (UNL) a appelé à une journée d'actions des lycéens jeudi, contre la réforme des retraites, avec rassemblements et manifestations.

De son côté, le "patron" de la CGT Bernard Thibault met la pression sur le gouvernement, placé selon lui "dans une position intenable" et qui n'a pas d'autre choix que d'"accepter le principe de négociations avec les syndicats", faute de quoi "ce mouvement ne s'arrêtera pas". Mais il se garde d'appeler à une généralisation des grèves.

L'intersyndicale, qui laisse à la base la responsabilité des formes d'action dans les entreprises et localités, parie sur un nouveau succès populaire des manifestations samedi. Selon un de ses membres, on s'oriente vers "une nouvelle journée d'action la semaine prochaine".

Pour le moment, le nombre de salariés poursuivant la grève sur la lancée du 12 octobre est très limité. Le mouvement affecte surtout le secteur, stratégique, du pétrole. Mercredi, les six raffineries Total en France étaient en cours d'arrêt, sans menacer l'approvisionnement en carburants.

Des grèves reconductibles affectent aussi les terminaux pétroliers du Havre et les trois terminaux français de réception du méthane.

En revanche, la grève ne semble pas prendre à la SNCF. Le taux de grévistes (entre 24,6% et 35%, selon les sources) était mercredi près de 15 points inférieur à la veille.


Samedi 16 Octobre 2010 - 13:08
AFP


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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.