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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:13
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De la SIEH au groupe Accor
 

En 1967, Paul Dubrule et Gérard Pélisson fondent la Société d'investissement et d'exploitation hôteliers (SIEH). La même année sera ouvert le premier Novotel à Lille Lesquin. A partir des années 70, suit une longue période de croissance externe. Lancements et rachats de marques se succèdent. Ainsi, en 1974, Ibis, 1er hôtel de la chaîne économique, est lancée à Bordeaux et Courtepaille est acquise. L'année suivante, ce sera la marque hôtelière trois étoiles Mercure qui rejoindra le giron du groupe. Puis en 1980, la société reprend Sofitel, fleuron de l'hôtellerie française quatre étoiles.

En 1982, la SIEH franchit un pas supplémentaire en s'emparant de Jacques Borel International, alors leader de la restauration collective, de la restauration de concession et leader mondial de l'émission de tickets restaurants.

En 1983, le Groupe Novotel SIEH -Jacques Borel International change de nom et devient le groupe Accor. L'entité compte 440 hôtels, 1 500 restaurants publics ou collectifs et 35.000 collaborateurs dans 45 pays.

Toujours plus gros

A partir de là, la frénésie de croissance du groupe Accor s'accélère. En 1985, la firme crée la marque Formule 1, nouveau concept d'hôtellerie basé sur une réduction des coûts, de la construction à la gestion.

La même année, Accor prend 46% du capital du groupe Lenôtre. Et en 1990, le groupe s'arroge le titre de leader mondial de l'hôtellerie avec l'acquisition aux Etats-Unis de Motel 6.

En 1991, nouveau pari audacieux pour Accor qui lance une offre publique d'achat sur le groupe franco-belge Wagons-Lits. L'opération permet au groupe de se retrouver à la tête d'un ensemble pesant quelque 40 milliards de francs, diversifié dans l'hôtellerie, les services, la restauration, le ferroviaire et le tourisme.

La même année, la chaîne Etap Hotel vient étoffer l'offre sur le marché « très économique ».

Dès lors, le groupe continue son développement à l'international. En 1993, par exemple, il reprend 100 hôtels en Chine, et investit en Inde et au Vietnam. Deux ans plus tard, il marie Eurest au britannique Compass pour constituer un géant mondial de la restauration collective de près de 20 milliards de francs.

L'ère Espalioux

Une page de l'histoire d'Accor se tourne début 1997. Paul Dubrule et Gérard Pélisson, le duo de choc qui a bâti en un peu plus de trente ans un empire français de l'hôtellerie et des services passe le relais opérationnel à Jean-Marc Espalioux, jusqu'ici directeur général adjoint de la Générale des Eaux. Accor, qui était une SA à conseil d'administration, devient une SA à directoire et conseil de surveillance, co-présidé par Paul Dubrule et Gérard Pélisson.

C'est en 1997, également, qu'Accor investit dans les casinos, un secteur porteur. Alors qu'il n'avait jusqu'ici que des intérêts minoritaires dans deux sociétés spécialisées, la firme prend le contrôle de la Société de Participations et d'Investissements de Casinos (SPIC), quatrième opérateur dans l'Hexagone, derrière Lucien Barrière, Partouche et le groupe Tranchant.

Parallèlement, les ambitions de l'entreprise française à l'international ne connaissent pas de trêve. La fin des années 1990 se solde par la prise de contrôle de la chaîne hôtelière américaine Red Roof Inns et des enseignes Libertel et Westin Demeure Hôtels ainsi que du lancement de Suitehotel en Europe et d'accorhotels.com.

Préférant renoncer en octobre 2000 à l'acquisition d'une majeure partie de la branche hôtelière de Granada Compass, qui lui aurait pourtant permis d'ajouter à son portefeuille de marque le Méridien, Accor conclut en 2003 deux partenariats avec l'allemand TUI, numéro un européen du tourisme. Le premier concerne l'hôtellerie, le second la distribution des produits de TUI en France. Une « première étape » affirme alors Jean-Marc Espalioux.

Quelques mois plus tard, en janvier 2004, le projet de rapprochement entre Barrière et Accor Casinos est bouclé. Il permet de créer le premier groupe européen de casinos, avec une trentaine d'établissements. Contrôlé par la famille Barrière, au côté d'Accor et de Colony Capital, il détrône le groupe Partouche.

L'épisode Club Med

Le 11 juin 2004 commence le feuilleton Club Med. A cette date, Accor annonce son entrée au capital du spécialiste de villages de vacances, à hauteur de 28,9%. Les analystes sont surpris par cette offensive dans le secteur jugé hautement volatil du tourisme. D'autant que le développement du pôle tourisme d'Accor n'avait jamais été donné comme prioritaire. Il n'empêche. A partir de là, le marché va régulièrement spéculer sur une nouvelle montée au capital d'Accor sur le Club Med. Mais deux ans presque jour pour jour après son offensive, Accor annonce sa sortie du groupe de tourisme, dans un souci de recentrage sur ses deux grands métiers, l'hôtellerie et les services aux entreprises.

Conflit au sommet

Entre temps, Accor vit une année 2005 particulièrement difficile. Plusieurs investisseurs, dont Colony Capital, entrent au capital d'Accor. Jean-Marc Espalioux, à qui l'on reproche notamment une sous-valorisation boursière alors même que son bilan comptable est bon, est poussé vers la sortie. Commence alors plusieurs mois de bras de fer au sein du conseil de surveillance pour trouver un successeur à Jean-Marc Espalioux. Une bataille qui débouche sur un retour au régime de société anonyme avec conseil d'administration. Simultanément, l'assemblée général valide la dissociation des fonctions de président du conseil et de celles de directeur général. Elles sont respectivement confiées à Serge Weinberg et à Gilles Pélisson. Une page importante de l'histoire d'Accor se tourne avec le retrait de Paul Dubrule et de Gérard Pélisson, qui restent juste administrateurs.

Du recentrage à la scission

La nouvelle direction se lance alors dans un processus de recentrage sur les deux grands métiers : l'hôtellerie et les services. S'en suit alors sa sortie du capital du Club Med (voir plus haut), la cession des derniers titres en portefeuille du spécialiste britannique de la restauration collective Compass Group et de la participation de 50 % dans Carlson Wagonlit Travel. Accor vend également Go Voyages et Red Roof Inn.

Accor ne renonce pas pour autant à se développer. Il augmente son parc hôtelier et investit massivement dans les « BRIC » (Brésil, Ruissie, Inde et Chine).

Parallèlement, le duo Colony Capital-Eurazéo devient propriétaire de plus de 30% d'Accor.

En 2009, le directeur général du groupe d'hôtellerie et de services, Gilles Pélisson, est nommé président du conseil d'administration. Celui-ci a éclaté avec la démission de six de ses membres, dont l'ex-président Serge Weinberg.

Durant l'été 2009, Accor annonce un virage historique en confirmant le lancement d'une étude sur la séparation entre l'hôtellerie et les services prépayés. Le projet, soutenu par le duo actionnaire Colony Capital-Eurazeo, prévoit une mise en Bourse du pôle service et la poursuite des cessions d'actifs immobiliers et non stratégiques comme la sortie de Groupe Lucien Barrière.

Réunie le 29 juin 2010, l'Assemblée générale des actionnaires approuve le projet de scission.

 

Source : Les Echos 2010

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Published by FO ACCOR
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pierre 30/06/2010 12:12



 


Erreur des Echos : NOVOTEL SIEH n'absorbe pas Sofitel.


SOFITEL comme le ticket restaurant étaient dans la corbeille J. BOREL Internat.



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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.