Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 05:41

intersyndicaleLes cessions des activités dites non stratégiques sont arrivées à leur terme. Les cessions des murs se poursuivront jusqu’à ce que le groupe ne possède plus une pierre et les cessions d’hôtels et mises en franchises continueront diminuant sans cesse le périmètre opérationnel du groupe.

Pour quelles raisons? ce n’est finalement en aucun cas une question de stratégie au sens noble du terme… c’est exclusivement parce que des actionnaires ont “flairé la bonne affaire” et décidé de démanteler ce groupe pour y puiser toutes ces richesses… La cession des marques est elle la prochaine étape? Évidemment Monsieur Hennequin nous jurera que non, comme on nous a juré que LENOTRE ne serait jamais cédé.

Chez Accor, les salariés et un certain nombre d’observateurs extérieurs s’accordent à dire que la finance a pris le pas sur l’hôtelier, et au final sur le social et sur l’humain…

Comment ne pas rebondir sur la situation des salariés du Pullman Rive gauche, hôtel emblématique au demeurant. La direction d’ACCOR trouvera sans doute de bonnes raisons à la cession de cet hôtel. A-t-elle des garanties concernant l’avenir de ces salariés ? Les seules choses qui importent ne sont elles que la faiblesse du coût du plan social et l’ébruitement au minimum de cette “affaire” au profit d’une opération financière ?

Si la cessation d’activité de cet hôtel est significative de la politique du groupe, il ne faudrait pas oublier tous nos autres collègues qui quittent le groupe et qui, le plus souvent, deviennent salariés des franchisés, perdant de ce fait les avantages sociaux du groupe. Bien évidemment, on nous expliquera que ces salariés conservent leur emploi mais tant de constats sur place nous montrent ô combien de nombreux salariés vivent des situations difficiles et précaires.

Nous pensons également aux salariés du Sofitel Arc de Triomphe dont le projet de cession est en cours alors que cet hôtel présente d’excellents niveaux de résultats, sans oublier les restructurations passées et actuelles sur les sièges.

Nous avons déjà longuement débattu des conséquences de toutes ces opérations de cessions et de restructurations. Le comité de groupe, et plus globalement toutes les instances représentatives du personnel n’ont jamais été entendus.

Face à cette stratégie, nous ne pouvons que nous poser des questions, qui vont bien au-delà des conditions salariales… Combien de cession d’hôtels vont-elles encore être effectuées ? Des enseignes pourraient elles être cédées ?

Ce démantèlement, que la direction a toujours refusé d’admettre, est considéré depuis le début par les partenaires sociaux comme une grave erreur stratégique d’un point de vue opérationnel. Depuis l’entrée de Colony, les membres du comité de groupe ont alerté les directions générales sur les conséquences économiques et sociales de cette stratégie.

Cette politique de cessions ne tient elle pas uniquement à la volonté de Colony d’engranger rapidement des bénéfices sans se soucier de l’avenir à moyen terme du groupe et de ses salariés, ne pourrait elle pas prendre une forme plus dévastatrice pour les salariés en fin d’année lors de sa sortie programmée ?

Source : Communiqué de presse intersyndical du 23 juin 2011

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.