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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 22:52
Photo : Alex Leung - flickr.com/cyalex

 

Médecin du travail effectuant une mesure du volume sonore dans une entreprise de brochage. © Patrick ALLARD / REA

 

   

Transfert de la visite médicale obligatoire du médecin du travail vers le médecin traitant 
Pour FO, cette mesure, qui revient sur une obligation patronale depuis 1946, est la plus grave. « La médecine du travail est une spécialité à part entière et son désengorgement impose des recrutements et, en amont, davantage de prévention et l’amélioration continue des conditions de travail des salariés », rappelle un communiqué. Alors que les pathologies liées au travail se multiplient, ce praticien est le seul spécialiste de la relation travail-santé.

Simplification de la feuille de paye

Au 1er janvier 2016, les fiches de paie comporteront deux fois moins de lignes. Les cotisations salariales seront regroupées en six grandes rubriques : emploi, retraite, famille, santé, sécurité sociale et prévoyance. Les cotisations patronales vont disparaître. Pour FO, cette mesure « va rendre invisibles les différents prélèvements de cotisations sociales en escamotant les diverses lignes s’y rapportant. Une trop forte simplification risque de rendre impossible pour les salariés le repérage et donc la contestation d’éventuelles erreurs ».

Le silence de l’administration vaut désormais accord
Depuis le 12 novembre, pour plus de 1 200 actes administratifs, le silence de l’administration vaut accord et non plus rejet. Certaines mesures touchent directement au droit du travail, comme l’autorisation de déroger à la durée minimale de repos quotidien ou de dépasser la durée maximale hebdomadaire de travail. Pour FO, cette simplification risque de supprimer le contrôle a priori et d’augmenter le nombre de contentieux en transférant la responsabilité de l’administration vers l’usager.

Simplification ou baisse de moyens ?
D’autres mesures de simplification pourraient en réalité masquer la baisse des moyens et des effectifs qui empêche d’assurer dans de bonnes conditions les missions concernées, telles que la mutualisation des études d’impact sur l’environnement, l’allégement des procédures d’enquêtes publiques, ou la suppression de l’obligation de saisine d’une commission de sécurité avant l’ouverture d’un établissement recevant du public. -

 

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.