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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 13:20

DH-GD.jpgDenis HENNEQUIN, Président Directeur Général  et Gilles d’ARONDEL secrétaire FO Accor

Genève Décembre 2011

Le 5 et 6 Décembre 2011 se tenait à Genève le Comité Européen, Gilles d’Arondel secrétaire du syndicat FO Accor et une salariée d’ACCOR SA, élue FO ont pu échanger avec la direction du Groupe tant sur la stratégie  que sur les pratiques sociales  en France.

De nombreuses informations économiques et organisationnelles ont été évoquées avec le retour d’un management par marques et notamment le regroupement des hôtels, Etap et All Seasons rejoignant la Marque Ibis, déclinés sous le nom d’ibis budget et Ibis Styles.

Pour la situation en Espagne et en Italie, Yann CAILLERE, directeur général délégué en charge des opérations Monde précise que le Groupe continuera à investir sur l’Espagne en construisant de nouveaux Hôtels et en restant sur des lieux beaucoup plus rentables et plus stratégiques comme Barcelone par exemple en essayant  de garder le personnel si  celui-ci accepte une mobilité.  « Concernant l’Italie nous essayons de sortir de quelques hôtels qui mettent en danger tout l’équilibre du pays » En ouvrant de nouveaux hôtels il est possible de proposer au personnel de ces hôtels cédés de garder leur emploi sur d’autres en ouverture. Yann CAILLERE, à tenu à réaffirmer qu’il était conscient de l’inquiétude des salariés Espagnols et qu’il allait régulièrement à leur rencontre pour les rassurer en leur rappelant qu’il faisait partie d’un grand Groupe bien que les hôtels de ce pays ne sortent pas de résultat.

Denis HENNEQUIN a rappelé que « L’Italie est un pays très important pour nous pas simplement pour nos hôtels mais pour l’équilibre de l’Europe » il ne voit pas l’Italie dans une situation aussi dramatique que l’on veut bien la dépeindre car l’Italie bénéficie d’abord d’un dynamisme très fort de ses PME, très créatives et a gardé beaucoup de productions Italiennes que ce soit dans l’industrie textile, dans l’industrie de la chaussure, dans l’industrie de l’automobile pour lui il y a encore un vrai tissu industriel  avec un « génie marketing » et cela est  un atout, de plus la dette Italienne est détenue par des Italiens et cela est important car  parfois la dette d’un pays est détenue par des gens moins intéressés au succès du pays mais plus à celui de leur placement, il a donc en l’espèce une convergence d’intérêts plus forts que dans d’autres pays du Sud qui lui laisse à penser que l’Italie sortira plus rapidement de cette crise et plutôt qu’on ne le croit.

Denis HENNEQUIN précise que l’ambition du groupe en termes de nouvelles chambres est un objectif de 40 000 en ouverture pour les années 2012/2013 et 2014 sachant que pour l’année 2011 le groupe en aura ouvert 37 000  et que ces futures chambres sont à corréler avec une création d’emploi, sachant que les fermetures de chambres ne représentent que 5% du parc. La répartition est de 40% en Europe, 40% en Asie Pacifique et 20% dans les pays émergents. Denis HENNEQUIN reprécise qu’il n’y a pas de pays où le Groupe ai décidé de fermer le développement et pense qu’au contraire c’est quand la situation économique est plus difficile que les indépendants décident de rejoindre un réseau de chaînes Hôtelières de préférence celui d’Accor en Europe.

Concernant la formation plus spécifiquement les métiers de l’hôtellerie qui sont extrêmement important pas seulement pour l’hôtellerie mais pour tous les métiers de services, il y a un travail a faire au sein de chaque Marques qui ont des programmes de formation qui leurs sont propres car ce n’est pas la même chose dans les hôtels où on spécialise les métiers et ceux où on renforce la polyvalence. Le retour à l’organisation par Marques permettra plus d’efficacité aidé en ce sens par l’académie « trésor caché d’Accor que j’ai découvert moi-même en arrivant dans la société » Outil auquel il faudra donner plus de moyen et d’ambition pour être « l’école de référence de l’hôtellerie » car par une reconnaissance mondiale « on devrait parler de l’Université Accor » avec un travail à faire dans chacun des pays afin de pouvoir délivrer des diplômes qualifiants et pas simplement chez Accor car « il ne faut pas être égoïste » c’est également selon DH un grand chantier pour les organisations syndicales, une plateforme qu’il faut renforcée. Avec 18 Académies dans le monde aujourd’hui  nous allons tout faire pour avoir des programmes de formation plus forts mieux identifiés et mieux partagés. Denis HENNEQUIN s’engage y compris dans les pays en crise à ce que la formation joue un rôle plus important notamment lors de fermetures d’hôtels pour permettre aux salariés Européens concernés de rebondir dans les métiers de services avec une formation qualifiante. 

Concernant les centres d’appels FO s’interroge par rapport à la progression d’internet car nous avons des bureaux sur l’ensemble de l’Europe et dans le monde et nous constatons maintenant que des appels sont redirigés vers des plateformes au Maroc de ce fait la question posée est de savoir comment les salariés vont évoluer si il y a fermeture de leurs centres en Europe ? Pour Denis HENNEQUIN La question est complexe et large de part le changement dans les systèmes de  distribution car « les vampires du WEB » mettent des moyens énormes pour ressortir systématiquement en première ligne des moteurs de recherches donc nous avons besoin de nous renforcer sur nos propres canaux de réservation et de distribution, cela demandera nécessairement une évolution des métiers concernés « de quelle ampleur je ne sais pas car nous sommes en train d’étudier aujourd’hui la meilleure façon de résister à cette vampirisation au sein de notre systéme de  distribution et de réservation» pour lui, les centres d’appels sont une composante mais il y a aussi les systémes de ventes et le rôles des vendeurs (hôtels, national, global, grand comptes etc…) il faut faire du chiffres d’affaires mais surtout garder ses marges pour ne pas laisser des tiers menacés l’équilibre économique de notre hôtellerie car nous ne voulons pas « être réduit à simplement ouvrir les chambres, fermer les chambres  et refaire des lits, on veut avoir un service complet et bien entendu en tirer la meilleure rentabilité».

Gilles d’ARONDEL demande au président Denis HENNEQUIN si l’enveloppe de 150 millions d’euros allouée pour le développement d’IBIS avec un retour sur investissement attendu de 20% est bien une enveloppe supplémentaire et si les 20% de retour sur investissement sont vraiment réalistes ? selon D.H. ces investissements ne sont pas du récurrent et par conséquent cela ne grèvera pas La capacité à faire notre travail sur les autres Marques cela ne l’obérera pas puisque nous avons obtenu de la part de nos auditeurs la possibilité de classer ces dépenses comme étant des dépenses non récurrentes et sur les 20% de retours nous avons dans notre conseil d’administration des financiers aguerris donc qui ont validés ces chiffres qui reposent sur une croissance de REVPAR et de gains de part de marché, n’oublions pas que pour obtenir ce retour sur investissement il faut coupler l’effet booster que nous avons sur IBIS Budget qui fera développer de façon significative grâce aux rénovations de chambres à la fois par les taux d’occupations et par une marge supplémentaire sur le prix.

Gilles d’ARONDEL réaffirme à Denis HENNEQUIN l'inquiétude des salariés face au changement de modèle économique axé sur la Franchise, celui-ci lui précise qu’il a déjà répondu à cette inquiétude et que la stratégie du Groupe ne sera jamais comme le modèle des groupes Hôteliers Américain qui privilégie le tout Franchise « On aura un groupe sur 3 jambes une partie filiale, une partie franchise et une partie managée » Au 30 Septembre 2011 sur 524 000 chambres, 25% sont en Franchise ; 23 % en Management ; 19% en location variable ; 18% en location fixe ; 15% de propriété. L’Europe représentant 56% du parc Hôtelier Accor.

Mr RECHER, DRH du Groupe, précise que concernant le versement de la prime sur les dividendes (Loi Sarkozy) Accor privilégierait l’augmentation de la réserve de participation ce point devant faire l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux Français.

Il est adressé à Denis HENNEQUIN la demande d’une attention toute particulière sur certaines pratiques dans toutes  les marques du groupe concernant le respect du repos hebdomadaire en France  car on fait travailler certains collaborateurs plus de sept jours d’affilés ce qui va à l’encontre de la réglementation Européenne. Denis HENNEQUIN prend bonne note de cette remarque en affirmant ne pas en avoir eue connaissance en précisant que si il y a des dérapages il demandera bien évidemment que la Loi soit respectée et d’aller même un peu plus loin quand on en a la possibilité.

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.