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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 07:10

jpg_1953.jpgLa création de l'allocation chômage 20 août 1914

Les allocations chômage ont démarré il y a 85 ans

20 août 1914, le directeur du travail Arthur Fontaine, institue un Fonds national du chômage dont les fonds peuvent être accordés aux caisses mutuelles syndicales (celles qui existent), , aux caisses d’assistance et fonds de chômage créés par certaines collectivités, départements ou communes, ce qui est facultatif. Ce fonds permet d’indemniser les travailleurs ayant perdu leur emploi du fait de la désorganisation des activités par la guerre, d’aider aux frais de rapatriement des demandeurs d’emploi qui souhaitent retourner en zone rurale. Pour ceux qui n’étaient pas appelés à la guerre ! Ce qui fait que le nombre de bénéficiaires a fortement diminué au fur et à mesure que les années de guerre ont fait appeller de nouveaux hommes pour le front.

« Le chômeur, pour être admis au bénéfice des secours du fonds municipal, doit justifier avoir  exercé, pendant une période assez longue ayant précédé immédiatement la mobilisation générale, une profession dont il tirait un salaire régulier et dont l’état de guerre a suspendu l’activité ». Ce subside devait être bien inférieur à un salaire pour inciter le chômeur à « rechercher du travail ». Un contrôle individuel était instauré de l’incapacité à retrouver immédiatement un travail et la recherche effective d’un emploi.

La création du SMIG (salaire minimum garanti) fait suite à un long blocage des salaires pendant une douzaine d’années.

Il n’y avait pas, avant-guerre, de salaire minimum, la revendication s’orientait plus vers la négociation de salaires minimaux dans les branches pour chaque région. Le régime de Vichy, lui, avait prévu un salaire minimum vital, fixé par le gouvernement, différencié selon le coût de la vie en régions, correspondant au minimum vital d’un travailleur non qualifié, auquel devait s’ajouter la rémunération de la qualification professionnelle.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, la loi du 11 février 1950, outre qu’elle rend aux partenaires sociaux la possibilité de négocier des conventions collectives, crée le SMIG. Il était fixé par décret après consultation de la Commission supérieure des conventions collectives, avec le système des zones selon le coût de la vie des régions. En 1950, il fut fixé à 78 F (2,03 €) par heure pour la région parisienne et 64 F(1,66 €) pour la zone la plus faible*.

En raison de la forte inflation pendant la période de reconstruction, une loi de 1952 créa le système d’évolution du SMIG en fonction de la hausse des prix (à chaque hausse des prix de 5 % d’abord, de 2 % à partir de 1957).

Mais cette période de croissance a permis aux salaires moyens de s’élever plus vite que les prix. Le décalage croissait. Ce fut la raison du passage au SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) en 1970 qui lui évoluait en fonction de la hausse des prix et de celle du salaire moyen. (le SMIC est à 8,86 € au 1er janvier 2010)

 

Source: Clés du social : http://clesdusocial.com

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.