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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:53

 

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Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP

FOCUS - Pour la majorité des salariés, l'instauration d'un jour de carence supplémentaire sera indolore. La réforme pourrait en revanche coûter cher aux entreprises.

 

Qu'est-ce que le délai de carence?

Le délai de carence correspond au laps de temps, au début de l'arrêt maladie, durant lequel la sécurité sociale n'indemnise pas le salarié. Pour ceux du privé, ce délai est actuellement de trois jours. Ils ne commencent donc à toucher d'indemnités qu'à partir du quatrième jour d'absence. Dans le cadre du plan de rigueur, ce délai sera porté à quatre jours dans le privé, et un jour dans les trois fonctions publiques. Mais dans la pratique, seule une minorité de salariés ne touchent rien les trois premiers jours: la plupart des entreprises prennent à leur charge tout ou partie du délai (voir ci-dessous).

Le délai de carence a-t-il le même impact pour tous les salariés?

Pour beaucoup de salariés, il est indolore. D'après le ministère du Budget, 70% d'entre eux sont couverts par une convention collective qui prévoit la prise en charge par l'employeur de tout ou partie du délai de carence. En clair, l'employeur rémunère le salarié à la place de la sécurité sociale durant les premiers jours de son arrêt maladie. Mais si le malade n'est pas couvert par une convention collective plus favorable que la loi, il ne percevra pas d'argent du tout. Tous les salariés ne sont donc pas égaux face à cette réforme. Ceux des PME, en particulier, sont globalement moins favorisés.

Les fonctionnaires, de leur côté, endosseront seuls leur nouveau jour de carence. «Dans le public, si l'employeur prenait en charge ce délai comme dans le privé, ce ne serait plus une économie», précisait mardi à l'Assemblée Christian Jacob, le ministre de la Fonction publique. C'est la raison pour laquelle le principe d'un délai de carence équivalent entre privé et public, pourtant proposé par le député UMP Dominique Tian, n'a pas été retenu.

Un quatrième jour de carence coûtera-t-il plus cher aux entreprises?

La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est émue mercredi de l'allongement «sans concertation» du délai de carence. «Cela va coûter de l'argent aux entreprises parce que dans la plupart des cas, ce sont les entreprises qui paient ces journées», a-t-elle expliqué sur RTL. Le Medef chiffre le surcoût à 200 millions d'euros pour les entreprises. Un chiffre probablement exagéré, dans la mesure où le gouvernement attend lui-même 200 millions d'euros d'économie de cette réforme.

«Dans la grande majorité des cas, les entreprises prendront à leur charge ce jour supplémentaire, confirme de son côté Sophie Amar, associée en droit social chez Stehlin. C'est une façon de transférer une charge financière de la sécurité sociale vers les entreprises». A l'Union des Industries Chimiques, par exemple, la convention collective prévoit une prise en charge du délai de carence par l'employeur à partir du premier jour d'arrêt maladie. «Le quatrième jour de carence sera donc automatiquement pris en charge. Pour nous, c'est incontestablement une charge supplémentaire, qui tombe à un mauvais moment», explique François Humbert, spécialiste des questions sociales à l'UIC.

 

Par Marie Bartnik Publié le 16/11/2011 Le Figaro

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.