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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 12:06

DHMême si Denis Hennequin, le PDG du groupe Accor, a renvoyé à la publication des résultats annuels pour 2012, en février prochain, la divulgation de ses objectifs, il a levé hier un coin de voile sur son plan à horizon 2016, à l'occasion de la publication des comptes pour le premier semestre.

Le groupe, qui va encore accélérer la transformation de son modèle économique, prévoit que ses hôtels en filiale, y compris - ce qui est nouveau -ceux sujets à des contrats de location avec un loyer variable, représentent 20 % du parc en 2016, la franchise et les contrats de management ayant respectivement une part de 40 %, contre 25 % et 31 % à la fin juin.

De fait, Accor a quasiment réalisé son plan pour 2015 puisque la franchise, les contrats de management et de location avec un loyer variable représentent 78 % du parc à la fin juin, à comparer à un objectif de 80 % en... 2015. Avec sa feuille de route pour 2016, Accor tire aussi, au passage, un trait sur la notion d'« asset right » -à savoir la mise en place d'un mode de détention des actifs hôteliers différencié selon les marchés et les catégories qu'avait lancés l'ancien PDG Gilles Pélisson, au profit de la seule notion - plus claire -d'« asset light ». « C'est la fin d'une ambiguïté », reconnaît Denis Hennequin qui souligne que les coûts de maintenance d'un hôtel exploité avec un contrat à un loyer variable est comparable à ceux d'une unité en pleine propriété.

Une direction du patrimoine

Le nouveau plan d'Accor s'accompagnera de l'instauration, en 2013, d'une direction du patrimoine qui « rassemblera tous les métiers liés à l'immobilier ». Elle complétera l'organisation par marque déjà annoncée pour le 1er janvier prochain. A contrario, l'hypothèse de la séparation entre le parc et le métier d'opérateur avec la création d'une société foncière, pour laquelle a milité Colony Capital au sein du conseil d'administration à la fin de l'année dernière afin de « doper » le cours de Bourse, est enterrée. « On ne le fera pas. Ce serait contre-productif », a déclaré hier Denis Hennequin. « Le conseil d'administration soutient la position du management », a-t-il ajouté.

Reste une inconnue : l'évolution de la conjoncture alors qu'Accor connaît un développement record et ne constate pas « à ce stade de signe tangible d'inflexion de la demande », hors l'Europe du Sud.

Au premier semestre, ses résultats ont été solides avec un résultat d'exploitation de 212 millions d'euros, à comparer à 204 millions au 30 juin 2011 avec le retraitement comptable lié à la cession de Motel 6, pour un chiffre d'affaires de 2,7 milliards à l'étale. Accor accuse toutefois un déficit net part du groupe de 532 millions, contre un profit de 41 millions, en raison d'une perte comptable de 612 millions, inhérente à la vente de Motel 6. En conséquence, le groupe s'achemine vers une perte pour l'exercice 2012 malgré l'amélioration de sa performance opérationnelle. Sa direction prévoit un résultat d'exploitation compris entre 510 et 530 millions, versus 515 millions.

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.