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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 02:14

hennequin-lynch largeDévoilée mardi, la feuille de route du nouveau PDG du groupe hôtelier a déçu la communauté financière. Le titre Accor a terminé deuxième plus importante baisse du CAC 40 dans un marché en hausse. La continuité forte avec la gestion de ces dernières années n'a pas donné de nouvelles perspectives.

 

Très attendue, parce qu'elle était l'occasion de découvrir la feuille de route de son nouveau PDG, Denis Hennequin, la «journée investisseurs» organisée mardi par Accor a déçu la communauté financière. Dans un contexte boursier toujours agité, le groupe hôtelier a finalement accusé la deuxième plus forte baisse des valeurs composant le CAC 40, affichant à la clôture de Nyse Euronext Paris un retrait de 1,93%, à 21,10 euros. En cours de séance, il a touché un plus bas à 20,24 euros.

Si la correction a été jugée «sévère» par certains analystes, ces derniers observaient toutefois que la direction d'Accor a manqué de «catalyseurs» pour le court terme alors que le programme de Denis Hennequin n'a guère surpris sur le fond.

Concernant le premier point, l'annonce d'une opération de retour à l'actionnaire était, semble-t-il, espérée par le marché. En outre, la prévision de résultat d'exploitation pour 2011 dévoilée par Accor a été jugée «prudente»: la direction table sur un résultat compris entre 510 et 530 millions d'euros, contre 446 millions en 2010, la moyenne des attentes des analystes avoisinant les 530 millions.

Un non événement

Plus gênant, le «séminaire investisseurs» a été perçu comme un «non event». «Il n'y a rien de neuf», déplorait mardi un analyste. La direction d'Accor a, il est vrai, réaffirmé les fondamentaux d'une stratégie déjà mise en oeuvre.

A propos du développement, elle a confirmé le recours privilégié à la franchise et au contrat de management qui, a eux deux, représenteront 81% de l'expansion prévue dans le programme à mettre en oeuvre d'ici à 2015. La primauté à l'hôtellerie économique, qui contribuera à 58% de ce programme, a été réaffirmée, comme l'accélération de l'expansion d'Accor dans les pays émergents, qui assureront 54% de l'expansion Le groupe réitère de surcroît son objectif d'ouvrir 35.000 chambres par an à partir de 2012. A cela doit s'ajouter un total de 5.000 chambres obtenu par croissance externe. A ce titre, Accor comptabilise pour 2011 l'absorption de Citéa par Adagio, la marque de résidences urbaines codétenue à parité avec Pierre & Vacances Center Parcs.

Parallèlement, la politique d'externalisation ou de cession des actifs immobiliers se poursuit avec un nouveau plan dévoilé pour la période 2013-2015. Portant sur 175 hôtels, celui-ci doit se traduire par une réduction de la dette nette ajustée de 1 milliard d'euros.

Ibis, marque mère

Denis Hennequin n'en avait pas moins, mardi, de vraies nouveautés dans sa musette. La remise à plat autour d'Ibis des marques dans l'hôtellerie économique a été officialisée: l'enseigne, locomotive du groupe, devient bien une marque mère avec deux déclinaisons, Ibis Styles et Ibis Budget, qui se substituent respectivement à All Seasons et Etap Hotel.  Pour Accor, cette opération s'accompagnera d'un investissement de 150 millions d'euros, dont le retour a été estimé à 20%.  Cette enveloppe couvrira le changement d'enseignes, y compris chez les franchisés, et la conversion des établissements détenus en propre par Accor.  Par ailleurs, une campagne de communication est prévue une fois atteinte la barre des 70% du parc concerné, soit vers juin-septembre 2012, selon le calendrier prévisionnel. En outre, d'autres chantiers sont ouverts pour les autres marques.

Enfin, Denis Hennequin a annoncé qu'Accor était prêt à céder sa marque d'hôtellerie économique nord-américaine Motel 6, «maillon faible» de l'opérateur.  En attendant, Accor dote Motel 6 de son premier patron... américain, afin accélérer son passage au modèle de franchiseur.

Les Echos CHRISTOPHE PALIERSE

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.