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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:33
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Le mouvement de destructions d'emplois va se poursuivre sur le premier semestre de 2012, avertit l'Insee, qui table sur une hausse continue du taux de chômage.
 

L'OCDE avait déjà annoncé que la France verrait son taux de chômage (DOM compris) dépasser 10 % l'an prochain. Ce seuil devrait être atteint à la fin du deuxième trimestre, a précisé hier l'Insee, dans sa note de conjoncture, ajoutant que hors DOM, le taux de chômage remonterait à 9,6 % (contre 9,3 % aujourd'hui). Ces niveaux n'ont pas été atteints depuis le milieu des années 1990, même en 2008-2009.

Le franchissement du seuil symbolique de 10 %, s'il se confirmait, ne serait cependant constaté qu'après l'élection présidentielle et viendrait assombrir l'été du prochain président de la République. Mais la dégradation de la situation de l'emploi devrait largement alimenter la campagne électorale car elle s'annonce comme continue : l'Insee évalue à 0,1 point la hausse du taux de chômage sur le 4trimestre de 2011, qui sera connu début mars, de même que lors des 2 trimestres suivants, qu'il s'agisse de la France entière ou de la seule métropole.

L'exécutif attendu au tournant

Elément inquiétant : cette progression ne s'expliquerait pas principalement, cette fois-ci, par une raison démographique, bien que le recul progressif de l'âge de la retraite ne soit pas achevé. Elle tiendrait surtout à un « fort coup de frein » sur les créations d'emplois salariés. Dans sa précédente note de conjoncture, en octobre, l'Insee tablait déjà sur un ralentissement du rythme des créations de postes dans le secteur marchand, mais elle prévoyait encore que le solde resterait positif de 24.000 au 3trimestre. La réalité a été une stagnation sur cette période et l'institut table désormais sur une baisse de 14.000 postes sur le second semestre, avec en particulier le retour des destructions de postes dans l'industrie. Grâce à un début d'année en fanfare, 2011 devrait cependant rester largement positive : l'Insee anticipe 130.000 emplois nouveaux, marchands et non-marchands cumulés.

Mais le mouvement de repli engagé au second semestre dans le secteur marchand « s'accentuerait début 2012 », avec une perte de 61.000 postes entre janvier et juin. Son incidence sur l'emploi total serait cependant limitée par la création de 40.000 postes dans le secteur non-marchand. Année électorale oblige, l'Insee prévoit que le rythme d'entrées dans les contrats aidés sera soutenu dans les prochains mois. L'exécutif sera attendu au tournant lors du sommet sur l'emploi, prévu le 18 janvier à l'Elysée.

Les Echos

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.