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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 21:26

NFINFO LE FIGARO - Le groupe hôtelier réfute toute volonté de mettre un terme au contrat de travail de la femme de chambre. Plusieurs solutions pour la réintégration de la jeune femme ont déjà été envisagées par le groupe Accor.

 

 

 

Les ponts ne sont pas coupés entre Nafissatou Diallo et le Sofitel de Times Square. Au contraire. Après l'épilogue mis mardi dernier au volet pénal de l'affaire, l'hôtel affirme compter sur la femme de chambre. Plusieurs propositions de postes lui ont été transmises. «Nous sommes en contact avec ses avocats et attendons qu'elle nous fasse connaître ses vœux. La question est de savoir si elle veut reprendre son travail, quand et comment», explique la direction du groupe Accor à Paris. «L'idée est de trouver une solution qui satisfasse tout le monde. Aujourd'hui, Nafissatou Diallo est toujours notre employée et nous lui avons versé ses salaires depuis le 14 mai», indique ainsi Charlotte Thouvard, directrice des relations médias monde d'Accor.

Le groupe hôtelier insiste sur sa volonté de ne pas précipiter les choses et réfute toute volonté de mettre un terme au contrat de travail de la femme de chambre. Parmi les solutions envisagées, celle d'un retour au Sofitel de Times Square est privilégiée. Des postes autres que celui de femme de chambre -un peu «exposé» depuis le scandale, admet-on à New York- ne manquent pas. Une large partie du personnel travaille ainsi en back office, sans contact direct avec la clientèle. Mais un emploi dans d'autres établissements du groupe, tels le Novotel de Broadway ou la chaîne Motel 6, pourrait aussi être proposé.

Soutiens 

Le message est clair: Accor ne laisse pas tomber la Guinéenne de 32 ans. L'abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn ne changerait rien à cette conduite. Pas plus que les révélations sur le passé moins lisse qu'au premier abord de la jeune femme: un compte en banque alimenté par des versements inexpliqués, des liens étroits avec un homme emprisonné dans l'Arizona pour trafic de marijuana… Le Sofitel s'en est toujours tenu à sa ligne initiale: Nafissatou Diallo, employée depuis trois ans, donnait «entière satisfaction» à sa hiérarchie, «tant dans son travail que dans son comportement», comme l'a déclaré son directeur, Jorge Tito, au lendemain de l'arrestation de DSK. Si, depuis, le procureur Cyrus Vance a décidé d'abandonner les poursuites, jugeant l'accusatrice peu crédible, cela ne devrait pas interférer sur son contrat de travail.

Parmi les soutiens à la femme de chambre, celui d'employées d'hôtels new-yorkais avait été le plus marquant. En uniforme, celles-ci avaient manifesté bruyamment, accueillant DSK par des huées et des «Shame on you !» le 6 juin devant le tribunal de Manhattan. La manifestation était organisée par le puissant syndicat local.

Quant à ses collègues du Sofitel, ils avaient été les premiers à croire Nafissatou Diallo le 14 mai. Après un rapide debriefing avec le responsable de la sécurité, la direction de l'hôtel avait alors pris la décision d'alerter le New York Police Department. «En réalité, en dépit du non-lieu prononcé, le sommet de la hiérarchie du Sofitel comme la base restent convaincus que la jeune femme a bien été agressée par DSK», confie à New York une source qui connaît bien l'atmosphère du prestigieux hôtel de Times Square.

Source : Le Figaro

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.