Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 18:50

dh1

Ces derniers jours, acte de protestation très inhabituel, Denis Hennequin avait adressé une lettre à ses administrateurs pour se plaindre de la pression exercée par certains actionnaires sur lui.

Remplir les chambres d'hôtels et vider ses PDG, voilà bien deux spécialités incontestables d'Accor. Le départ de Denis Hennequin marque, en effet, le troisième limogeage à la tête du groupe hôtelier en 8 ans, après celui de Gilles Pélisson en 2010 et, encore auparavant, celui de Jean-Marc Espalioux en 2006. Des PDG débarqués les uns après les autres pour «désaccord stratégique» et au terme de bras de fer homériques.

Ces derniers jours, acte de protestation très inhabituel, Denis Hennequin avait ainsi adressé une lettre à ses administrateurs pour se plaindre de la pression exercée par certains actionnaires sur lui. Il avait également cherché à convaincre le Fonds stratégique d'investissement de se renforcer au capital d'Accor afin de contrer Colony et Eurazeo, les deux investisseurs qui détiennent au total 21,4 % du champion hôtelier français.

Par le passé, les deux financiers ont déjà montré qu'ils souhaitaient piloter au plus serré le groupe créé par Dubrule et Pélisson. Au point de susciter des critiques sur «une prise de contrôle rampante» d'Accor, déjà manifeste, juge un banquier, au moment de la nomination de Denis Hennequin.

Aujourd'hui, le timing du divorce peut cependant surprendre: il y a deux mois à peine, en effet, le conseil d'administration, grâce au vote des administrateurs indépendants, avait soutenu la stratégie présentée par l'ex-patron de McDo Europe et, au contraire, enterré une proposition de Colony.

Débats musclés

Face aux quatre sièges - sur les douze du conseil d'administration - pourvus par Colony et Eurazeo, des personnalités comme Bertrand Méheut, le patron de Canal +, Jean-Paul Bailly, le PDG de La Poste, ou encore de Philippe Citerne, l'ancien numéro deux de la Société générale, garantissent la vigueur des échanges. En début d'année, Franck Riboud, le PDG de Danone, a préféré jeter l'éponge. Au final, le conseil dans son ensemble a une idée très claire de la stratégie, de son exécution et des priorités, assure un proche du conseil.

Entrés dès 2005 au capital d'Accor, Colony et Eurazeo jouent gros. En poussant à la mise en Bourse, en 2010, d'Edenred, le gestionnaire du Ticket Restaurant, dont le cours a plus que doublé, ils ont obtenu une belle plus-value qu'Eurazeo s'est empressé d'encaisser en mars dernier. Mais, pour assurer le rendement de leur investissement, et pouvoir en sortir un jour, les deux actionnaires ont besoin d'un beau parcours de l'action Accor. Et de ce point de vue, ils sont en échec.

Huit ans, c'est déjà très long pour des financiers qui conservent en général leurs participations entre 3 et 5 ans. Mais le paquebot Accor peine à opérer le virage stratégique exigé par le conseil. Ce modèle, qui consiste à céder la propriété des hôtels afin de réduire les besoins de financement, a fait le succès du leader mondial des chaînes hôtelières, le britannique InterContinental Hotels. Et Denis Hennequin avait promis de le mettre en œuvre.

Sauf que la mue se révèle douloureuse pour Accor. Pas facile de passer d'un monde centralisé où le siège donnait ses consignes aux hôtels à une vision opposée où il s'agit d'offrir les meilleures prestations informatiques, marketing et autres afin de convaincre les propriétaires des murs de choisir Sofitel, Novotel ou Ibis. Selon un proche du dossier, Denis Hennequin «mettait plutôt la priorité sur le développement de nouvelles chambres» que sur ce travail de consolidation interne. C'est donc un autre qui le fera.

Par Isabelle Chaperon Le Figaro

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor et ses franchisés
  • Contact

IN MEMORIAM

             

Cécilio Garcia

Fondateur du Syndicat FO Accor 

1947-2018

 

 

Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
contactez nous à
  l'adresse ci dessous 

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris
06 08 16 67 58
Mail : gilles.d-arondel@wanadoo.fr
bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.