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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 10:40
 
Le groupe mise sur son concept de chambre préindustrialisé pour réduire le coût de la rénovation.

Le groupe mise sur son concept de chambre préindustrialisé pour réduire le coût de la rénovation. Crédits photo : DR

Nouveau décor et concept modernisé doivent améliorer les recettes de l'enseigne moyen de gamme d'Accor.

À 41 ans, Mercure compte bénéficier des retombées de son lifting. Il y a un an, la chaîne moyen de gamme d'Accor (758 hôtels) lançait son repositionnement, avec nouveau décor, nouvelle signalétique et bar lounge. «Nous avons renouvelé l'offre avec des espaces repensés, une expérience client améliorée et un réseau français désormais rénové à près de 80 %», souligne Christophe Alaux, directeur général d'HotelServices France, la branche exploitation d'Accor. Le nombre d'établissements ayant entièrement fait peau neuve est bien plus réduit: 13 en 2014 et 15 prévus en 2015. «À une époque, Novotel, dont le concept standardisé a été inventé par les fondateurs d'Accor, était l'enfant chéri du groupe et Mercure en était le parent pauvre, se souvient Mark Watkins, du cabinet Coach Omnium. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, mais il reste difficile de faire évoluer l'identité de Mercure, un réseau disparate majoritairement constitué de franchisés.»

Les chaînes non standards ont longtemps été handicapées, mais les deux tiers de la clientèle préfèrent aujourd'hui ce type d'hôtellerie. «Nous essayons de prolonger cet aspect non standardisé par un accueil de plus en plus personnalisé, explique Christophe Alaux. Il en va de même pour la restauration, où chaque adresse a pour obligation de mettre en avant un produit local.»

Acquisition d'hôtels

Le plus compliqué? Convaincre les franchisés de financer la rénovation (évaluée par Accor à 1400 €/m2). Pour les décider, le groupe mise sur son concept de chambre préindustrialisé, en ramenant son coût à 14.000 euros l'unité. «Nous renouvelons en France 5000 chambres par an depuis trois ans, tous modes de détention confondus, soit environ 30 hôtels, précise Frédéric Josenhans, en charge des opérations midscale. La moitié correspond à notre concept personnalisable, l'autre répond juste à notre cahier des charges.»

Ces modifications visent à doper la notoriété de la marque et à améliorer le revenu par chambre. C'est aussi l'objectif du petit déjeuner revisité, du «vin gourmand» (mêlant tapas et crus de petits producteurs) et des «Easy Work». Ces espaces de travail pour cadres, déjà installés dans quatre hôtels, se louent à l'heure ou à la demi-journée (de 7 à 24 euros par personne). Cette formule pourrait toucher à terme de 30 à 50 adresses françaises. Côté extension du réseau, Mercure peut mieux faire. En 2013, la chaîne annonçait un objectif de 1000 établissements en cinq ans, soit 54 nouveaux adhérents par an. Sur la première année, il en a tout juste ajouté la moitié. «L'objectif pour 2017 est toujours d'actualité, précise Christophe Alaux. En France, nous visons un réseau de 300 établissements.» L'enseigne compte sur l'acquisition d'hôtels pour rattraper ce retard et veut continuer à se renforcer sur ses principaux marchés, notamment l'Allemagne (120 hôtels), le Royaume-Uni (75 hôtels) et le Brésil (50 hôtels).

Source Le Figaro

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.