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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 21:12

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Dans le cadre d'un mouvement social du personnel de l'hôtel Concorde Montparnasse en solidarité avec les femmes de chambres de la société du Groupe Harmony ainsi qu'aux côtés d'Emmanuel N'DJIKI, membre élu  et Willy PALOT, délégué Syndical FO de l'hôtel, plusieurs membres du syndicat FO Accor étaient présents la semaine dernière pour faire passer un message  au président délégué de l'UES LOUVRE HÔTELS qui se prépare à céder l'hôtel Concorde Montparnasse à un investisseur  par ailleurs propriétaire de nombreux Hôtels qu'il exploite en franchise dans le Groupe Accor.

Malgré l'attitude pour le moins surprenante de certaines autres organisations syndicales qui n'ont pas hésité à donner un avis favorable à cette cession au Comité d'établissement du 23 Juin 2011 sans expertise économique  préalable, FO prendra toutes ses responsabilités pour défendre les droits des salariés.

Certaines rumeurs laisse à penser qu' aprés quelques mois l'hôtel Concorde Montparnasse serait exploité sous  une marque du Groupe Accor en franchise d'où peut être une volonté de ne pas intégrer la totalité des contrats de travail (sous traitance) permettant de revoir à la baisse les frais de personnel...

 

Affaire à suivre.........  

 

Communiqué de presse 

 

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Communique des élus FO de l'Hôtel Concorde Montparnasse

 

L’hôtel Concorde Montparnasse fait appel à une entreprise extérieure pour l’entretien des chambres de son établissement, la société « Groupe Harmony ». Selon les termes du contrat en date du 1er décembre 2007, reconductible annuellement. La société Groupe Harmony met à disposition de l’hôtel Concorde Montparnasse 47 de ses salariése  (1 gouvernante générale, 1 assistante, 5 gouvernantes d’étage, 4 premières femmes de chambre, 30 femmes de chambre, 4 bagagistes et 2 équipiers). En réalité, cette situation est très proche du délit de marchandage (ce personnel reçoit notamment des ordres et des rappels à l’ordre directement des responsables de l’hôtel). Rien d’avouable ne justifie le fait que ce personnel ne soit pas embauché directement par l’hôtel. La réalité, c’est que cette situation hors norme dans le groupe permet de faire perdurer un scandale au niveau des conditions de travail dans un hôtel de luxe. Lors de leur mouvement du 28 et 29 octobre 2010, les femmes de chambre ont obtenu des cadences de 2.23 chambres de l’heure, 2 chambre maximum par contrat de travail du nouveau matériel, 100 euros d’augmentation de salaire et un 13ème mois sous forme de prime. Mais le plus gros des problèmes demeurent. En effet, les heures pourtant pointées par les femmes de ménage et contresignée par la hiérarchie ne sont pas payées malgré les demandes et protestations (l’hôtel prétendant qu’il ne les a pas autorisées). De plus, le problème de planning perdure avec le non respect de la législation sur le temps de repos des salariés. De même le paiement mensuel des femmes de chambre se fait bien après le 10 du mois comme indiqué dans leur contrat de travail. Ce qui profite bien entendu à la direction de l’hôtel et au sous traitant. Pour compléter le tableau, il faut bien comprendre que le principal responsable, le profiteur, l’hôtel Concorde Montparnasse, non seulement se cache derrière son sous-traitant Groupe Harmony, mais celui-ci change d’identité juridique quand ça chauffe un peu trop pour lui. Aujourd’hui, en pleine cession de l’hôtel,  le personnel de l’hôtel Concorde Montparnasse et du groupe Harmony ne veulent plus accepter ce scandale.

Cette situation est à l’origine d’une situation très conflictuelle aujourd’hui. Mais cela n’est pas l’unique raison. L’organisation et les conditions de travail, d’une part, et les relations humaines, d’autre part, qui sont aussi à l’origine d’une situation gravement détériorée.

L’ensemble des salariés est fier de son travail dans un environnement comme celui d’un hôtel 4 étoiles. Fier également de contribuer de manière incontournable au chiffre d’affaires généré par l’établissement depuis son ouverture.

L’hôtel Concorde Montparnasse est le seul hôtel quatre étoiles de l’UES Louvre Hôtels (Hôtel Martinez, Hôtel Concorde Lafayette, Hôtel du Crillon, Hôtel Concorde Saint Lazare, Hôtel du Louvre, Villa Massalia Concorde Marseille, Hôtel Palais de la Méditerranée) à avoir de la sous traitance. Comme le dit si bien le président délégué de l’UES Louvre Hôtels  Mr D... « c’est le meilleur modèle économique ».

Naturellement la direction de l’hôtel est incapable de présenter aux élus de l’hôtel Concorde Montparnasse depuis l’ouverture de l’hôtel un Rapport Annuel comme le code du travail lui fait obligation ou la direction est amenée à expliquer l’utilisation de la sous traitance dans l’hôtel. Et ce malgré l’engagement de l’ancien directeur Mr G. T. et du DRH Mr B. de fournir ce rapport aux élus lors des réunions des instances représentatives du personnel.

De plus l’hôtel Concorde Montparnasse est bénéficiaire année après année. Exemple de profitation : des salariés de l’hôtel se voient retirer la part des femmes de chambre dans leur calcul d’intéressement sans pour autant que les salariés de Groupe Harmony puissent toucher un centime d’euro. Ce qui revient à dire que la direction est gagnante sur tous les tableaux. 

Conscients d’avoir aujourd’hui un emploi, de mesurer pleinement le besoin de travailler pour vivre, les salariés sont désabusés mais également amers quant au très peu de reconnaissance du travail et de leur emploi et, bien sûr, du très peu, voire de l’absence de considération à leur égard au quotidien.

 

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Les salariés demandent le transfert des contrats de travail des femmes de ménage vers l’hôtel Concorde Montparnasse et le respect de leur contrat de travail.

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.